Coups de coeur

  • Dans ce petit restaurant situé au fond d'une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin pour servir des petits plats typiques du Japon qui réveilleront les papilles et les souvenirs du temps passé. Car ici, chaque plat est lié aux souvenirs d'un personnage : yakuza, stripteaseuse, boxer...
    Avec son trait fin et épuré, son style très personnei, Yarô Abe, qui cite parmi ses références Yoshiharu Tsuge, brosse des portraits drôles et émouvants de personnages touchants, chacun à leur manière, dans un manga qui a quelque chose d'apaisant et de réconfortant.
    La Cantine de minuit, c'est un petit restaurant qui vous remplit le coeur et l'estomac, et une agréable manière de découvrir que la cuisine japonaise est trèsb loin de se limiter aux sushis.

    Une galerie de personnages tout droit sortis des ruelles tokyoi?tes qui fera le bonheur des amoureux du Japon.

    La Cantine de minuit s'inscrit dans la ligne éditoriale du manga " gourmet" et met en avant par son humanité le désir du partage et de l'écoute prenant ainsi à contre-pied l'incontournable " Gourmet Solitaire " de Taniguchi. Les vies vont se croiser et se raconter autour de plats cuisinés et faire de  La cantine de minuit un formidable manga qui fait du bien au lecteur. 

     

    Gérald

  • Révolutions invisibles. 40 récits pour comprendre le monde qui vient Préface de Nicolas Hulot Les Révolutions Invisibles. 40 récits pour raconter les révolutions en cours, au carrefour de l'économie et de l'écologie ; du bio-mime´tisme au mouvement "slow", au végétarisme, de l'Eco féminisme a` la monétisation de la nature, de la fin du travail a` l'économie circulaire. Et bien d'autres thèmes encore; beaucoup d'interrogations, des inquiétudes et des promesses aussi. Le monde se fissure et pourtant ces fissures sont autant de bonnes nouvelles. Car ce qui était la solution au XXeme siècle est devenu le problème du XXIeme. Mais l'homme, de par ses choix, est porteur de solutions, d'alternatives. Toutes ces révolutions invisibles essaiment et fleurissent, partout dans le monde, dans la pensée comme dans la pratique.
    Les outils conceptuels sont là. Un nouveau paradigme émerge. Les exemples d'applications se multiplient à travers le monde. Loin de l'utopie, et parfois des idées reçues, un avenir crédible et désirable est simplement question de volonté.

    Le mot du libraire

    Prix Du Livre Environnement 2016

  • La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais dans la salle d'attente de l'unité de PMA de l'hôpital Cochin, d'un rendezvous médical à l'autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l'histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu'à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny.
    Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l'Iran. La France vécue en exilés n'a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne... Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa « désorientalisation ». On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem.

    Prix des lecteurs Terres de paroles, Normandie.
    Prix de la librairie Delamain, Paris.
    Prix des lecteurs des bibliothèques de Colombes.

    Le mot du libraire

    Prix Du Style 2016

  • « Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l'âme, le corps qui souffre ce qu'un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu'il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l'amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu'elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d'écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d'Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une oeuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l'au-delà de la douleur est atteint.
    Elle l'écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée ». G. D.

    Le mot du libraire

    Prix Femina Essai 2016

  • En 1555, l'empereur Charles Quint annonce aux dignitaires des Pays-Bas qu'il abandonne le pouvoir et qu'il transmet sa couronne à son fils Philippe, pour rejoindre le monastère de Yuste, au fin fond de l'Estrémadure. Déçu par un idéal impossible à réaliser, épuisé par des voyages incessants à travers ses royaumes, il se retire du monde pour se consacrer à sa dernière passion, digne d'un prince de la Renaissance : les instruments de mesure du temps.

    Ce roman est le récit de son renoncement, un acte exceptionnel dans l'Histoire, qui frappe ses contemporains autant qu'il résonne par son étrange modernité.

    C'est aussi l'histoire de son règne et de son obsession pour une horloge mystérieuse, dont le fonctionnement et la finalité, soudain, lui échappent. Aucun des maîtres horlogers qui l'entourent ne peut percer le secret de cet incroyable mécanisme. Après avoir étendu son Empire de l'Europe aux Amériques, parviendra-t-il à percer l'insondable mystère du temps ? Pourquoi l'homme le plus puissant d'Occident, empereur du Saint Empire romain germanique, qui s'est opposé de toutes ses forces à la montée de l'Empire ottoman musulman, décide-t-il de quitter le monde ?

    Le mot du libraire

    Prix Du Roman Historique 2016

  • Chalumeau en main, John LaLiberté, ironworker comme ses ancêtres, sectionne l'acier à la recherche de survivants. Les Twin Towers viennent de s'effondrer sous ses yeux. Depuis le premier rivet porté au rouge dans un brasero, jusqu'à la construction de la Liberty Tower, six générations de Mohawks ont bâti l'Amérique. La légende dit qu'ils n'ont pas le vertige. Peut-on apprendre à maîtriser sa peur ?

    Le mot du libraire

    Prix Du Meilleur Roman Des Lecteurs De Points 2016

  • Le 36 quai des Orfèvres s'offre un nouveau patron. Le but de la manoeuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu'on ne peut pas virer et qui encombrent les services.
    Nommée à la tête de ce ramassis d'alcoolos, de porte-poisse, d'homos, d'écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis... il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !

    « On est déjà addicts. » Elle.

    « Un mélange d'humour, de dérision et de réalisme sur les guerres intestines de la Police. » Talentueux. Le Point.

    Prix Polar en séries.
    Prix Arsène Lupin.

    Le mot du libraire

    Prix Des Lecteurs Du Livre De Poche/Policier-Thriller

  • Eli McCullough, le Colonel, marqué à vie par trois années de séquestration chez les Comanches, prend part à la conquête de l'Ouest avant de s'engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire. Peter, son fils, révolté par l'ambition dévastatrice du père, ce tyran autoritaire et cynique, profite de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleverse son destin et celui des siens.
    Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, ambitieuse et sans scrupules, se retrouve à la tête d'une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l'oeuvre de son arrière-grand-père.
    De 1850 à nos jours, une réflexion sur la condition humaine et le sens de l'Histoire à travers les voix de trois générations d'une famille texane.

    « Une fresque sidérante, un tour de force littéraire. » Lire.

    « Un monument d'histoire sur la création et l'évolution du Texas, et au-delà, de la mythologie américaine. » Le Parisien.

    « Une superbe épopée, d'une grande finesse. » Le Monde des livres.

    Le mot du libraire

    Prix Des Lecteurs Du Livre De Poche/Le Choix Des Libraires 2016

  • Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d'Alençon. Au mépris du qu'en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l'assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d'Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, la bonté de Sophie d'Alençon leur permettra-t-elle d'échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l'incendie du Bazar de la Charité.

    « Une langue d'une beauté parfaite, veloutée et élégante, des destins peu communs et l'exploration passionnante d'un monde oublié. Une fresque flamboyante. » Bernard Babkine, Marie France.


    Prix du Livre France Bleu / Page des Libraires 2015.

    Le mot du libraire

    Prix Des Lecteurs Du Livre De Poche/Littérature 2016

  • C'est dans un New York spectral, encore en proie aux secousses de l'après-11 Septembre, que s'amorce l'improbable histoire de Zou Lei, une clandestine chinoise d'origine ouïghoure errant de petits boulots en rafles, et de Brad Skinner, un vétéran de la guerre d'Irak meurtri par les vicissitudes des combats.

    Ensemble, ils arpentent le Queens et cherchent un refuge, un havre, au sens propre comme figuré. L'amour fou de ses outlaws modernes les mènera au pire, mais avant, Lish prend le soin de nous décrire magistralement cette Amérique d'en bas, aliénée, sans cesse confinée alors même qu'elle est condamnée à errer dans les rues. Il nous livre l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui font le corps organique de la grande ville : clandestins, main-d'oeuvre sous-payée, chair à canon, achevant sous nos yeux les derniers vestiges du rêve américain.

    Le mot du libraire

    Prix du Reportage Littéraire 2016

  • «Ne t'endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n'est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c'est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu'à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré? Ils viennent pour toi.» Tropique de la violence est une plongée dans l'enfer d'une jeunesse livrée à elle-même sur l'île française de Mayotte, dans l'océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

    Le mot du libraire

    Prix Patrimoines 2016

  • l'éveil

    Line Papin

    « Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l'orée de l'éveil. » La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd'hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C'est une histoire d'amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s'entrechoquent. C'est une histoire d'amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l'ombre protectrice des chambres.
    C'est un premier roman d'exception. Et l'acte de naissance d'un écrivain.  

    Le mot du libraire

    Prix Littéraire De La Vocation 2016

  • « Tu sais parfois, je me demande s'il n'y a pasquelqu'un qui prend possession de toi. »« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser. »Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction.

    Le mot du libraire

    Prix Audiolib 2016

  • Printemps 1981, dans une cité d'un «quartier» de Toulouse, un rebeu atypique qui s'idéalise en poète de la racaille escalade une montagne nommée «baccalauréat» : du jamais vu chez les Sarrasins. Sur la ligne incertaine et dangereuse d'une insaisissable identité, le parolier-chanteur de Zebda raconte une adolescence entre chausse-trape et croc en jambes, dans une autofiction pleine d'énergie et de gravité, d'amertume ou de colère, de jubilation et d'autodérision.

    Le mot du libraire

    Prix d'une vie 2016

  • Après American Prophet, The Sellout est sans doute le livre où Paul Beatty pousse le plus loin la féroce ironie qui caractérise ses romans. Fils d'un psychologue social aux méthodes peu orthodoxes, qui a pris son enfant pour cobaye afin de tester ses théories sur les rapports raciaux, élevé à Dickens, surprenante enclave agraire dans la banlieue de Los Angeles, un jeune Afro-américain décide de réagir lorsque son quartier se trouve menacé d'être purement et simplement rayé de la carte.
    Pour servir ce qu'il croit être le bien de sa propre communauté, il ira jusqu'à rétablir l'esclavage et la ségrégation à l'échelle locale, s'engageant dans une forme d'expérience extrême et paradoxale qui lui vaudra d'être traîné devant la Cour suprême... Une réflexion décapante sur les rapports raciaux aux Etats-Unis au début du XXIe siècle, un sommet d'humour grinçant.

    Le mot du libraire

    Le Man Booker Prize

  • boxe

    Jacques Henric

    Boxe est né de la rencontre de Jacques Henric avec le boxeur français d'origine guadeloupéenne Jean-Marc Mormeck. Plusieurs fois champion du monde dans la catégorie lourds-légers, celui-ci souhaitait remettre en jeu son titre dans la ville de Kinshasa, là où se déroula en 1974 le « match du siècle », Ali contre Foreman. L'écrivain devait l'accompagner en vue de produire le récit de ce combat, mais le projet échoue. Jacques Henric se lance alors dans l'écriture d'un livre sur la vie et les combats des grands pugilistes de l'histoire de la boxe, Georges Carpentier, Al Brown, Marcel Cerdan, Ray Sugar Robinson, Mohamed Ali, Sony Liston, Jake la Motta, Carlos Monzon, Mike Tyson, beaucoup d'autres, et bien sûr, Jean-Marc Mormeck.Sa passion pour ce sport, qui est plus qu'un sport, conduit alors Jacques Henric à revenir sur les événements marquants de son enfance et de son adolescence. Mais Boxe est aussi un livre qui, à travers les biographies de figures glorieuses et déchues, touche à de grands thèmes : le destin, le mal, la violence, le racisme, le sexe, la prostitution, les religions, les guerres, les génocides..., tandis que tout au long du livre se développe une réflexion sur les pouvoirs d'un autre « noble art », celui de la littérature.

    Le mot du libraire

    Prix Médicis Essai 2016

  • Un an avant une élection présidentielle, la « numéro deux » du plus célèbre hebdomadaire de la gauche française est brutalement licenciée. Rapidement, des causes politiques à cette éviction seront évoquées par les médias. Le parti au pouvoir, traître à toutes ses promesses, se verra ainsi soupçonné d'avoir voulu remettre au pas « sa » presse, tandis que les actionnaires du « Monde libre », auquel appartient le journal, seront interpellés au sujet de leur rôle dans l'affaire.
    Partant de ces événements, la journaliste Aude Lancelin livre ici le récit de ses quinze années passées au coeur des médias français, entre décadence d'un métier, opérations de police intellectuelle, et socialisme d'appareil à l'agonie. Une plongée sans précédent dans le « quatrième pouvoir », par quelqu'un qui l'a connu de l'intérieur. Un appel aussi à la résurrection d'une vraie gauche, et à la libération des journalistes.

    Le mot du libraire

    Prix Renaudot Essai 2016

  • Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l'apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu'à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères, Davidù, qui n'a pas connu le sien, a hérité de son talent de boxeur.
    Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l'enfance, Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d'une famille italienne, de l'après-guerre aux années 1990, à travers trois générations d'hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l'habitent.

    Le mot du libraire

    Prix du Premier Roman Etranger 2016

  • Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d'hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d'ombre, des secrets qu'il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d'événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l'histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d'un renard du désert : Yumaï.

    Le mot du libraire

    Prix Jean Giono 2016/Prix Décembre 2016

  • Elles s'appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Mais de cette malédiction, elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler et l'époque qu'elle traverse. Malgré elles, leur vie est une saga : Magdalena connaîtra l'annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l'hégémonie soviétique. Sans cesse des imprévus surgissent, des décisions s'imposent, des inconnus s'invitent. À chaque fois, Magdalena, Libuse et Eva défient tête haute l'opinion, s'adaptent et font corps. Au fond, nous disent-elles, rien n'est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments.
    Ces héroïnes magnifiques, Lenka Hornakova Civade les magnifie encore par son écriture solide et douce, brodée, ourlée, chantante. Moqueuse aussi lorsque la kyrielle de personnages secondaires - paysans, apparatchiks, commères. le requiert.

    Le mot du libraire

    Prix Renaudot des Lycéens 2016

  • mortels trafics

    Pierre Pouchairet

    • Fayard
    • 16 Novembre 2016

    À croire qu'il est plus important d'intercepter des « go fast » de cannabis que d'arrêter des tueurs...
    Si la marchandise est perdue, rien ne vous protègera plus, même pas les barreaux d'une prison...
    Une rumeur assassine s'en prend à l'innocence d'une famille.
    La violence des trafics mobilise Stups et Crim' au-delà des frontières, dans le secret d'enquêtes mettant à l'honneur des tempéraments policiers percutants, parfois rebelles, toujours passionnés.

    En France et à l'étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l'imagination, la vérité d'une vie engagée...

    Le mot du libraire

    Le Prix du Quai des Orfèvres 2016

  • petit pays

    Gaël Faye

    En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français...
    « J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants. » Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie.

    Le mot du libraire

    Prix Goncourt des lycéens 2016

  • double nationalité

    Nina Yargekov

    « Vous vous réveillez dans un aéroport.
    Vous ne savez pas qui vous êtes ni où vous allez.
    Vous avez dans votre sac deux passeports et une lingette rince-doigts.
    Votre portez un diadème scintillant et vous êtes maquillée comme une voiture volée.
    Vous connaissez par coeur toutes les chansons d'Enrico Macias.
    Vous êtes une fille rationnelle.
    Que faites-vous ? » Cette quatrième de couverture donne le ton, plein d'humour, du troisième roman de Nina Yargekov chez nous. Malgré ce ton maintenu tout au long du livre, le sujet traité, comme le laisse entendre son titre, n'est cependant pas anodin. Nous avons pensé que le plus simple était de joindre à ce document la passionnante note d'intention que l'auteur nous a communiquée.
    Elle est relativement longue pour un document commercial mais sa lecture permet de mesurer toutes les dimensions, pas seulement littéraires - même si cet aspect est évidemment à mettre au premier plan - d'un roman qui devrait imposer Nina Yargekov comme un des auteurs importants de notre littérature.

    Le mot du libraire

    Prix de Flore 2016

  • Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

    Le mot du libraire

    Prix Interallié 2016

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