Daviddi

  • Aviez-vous déjà repéré tout ce qui dans la nature se fait des câlins ? Il fallait le regard candide de ce Petit Ours, qui se promène avec son papa et s'étonne d'une fleur aux pétales serrés autour du coeur, comme prêts à s'embrasser. Papa Ours ouvre alors un amusant inventaire de tous les câlins du monde : la mer qui embrasse la côte, l'obscurité qui enlace la lune, la neige qui entoure les branches, les abeilles qui embrassent les fleurs pour fabriquer du bon miel ou les yeux qui se câlinent en un chaleureux regard... Toutes ses évocations parlent à l'ourson, qui sait fort bien que lui aussi est né d'un câlin ! D'ailleurs, il en voudrait un tout de suite, de câlin, car ça fait du bien dans ce monde peu rassurant ! Un monde que l'on peut même rêver de changer en câlinant de belles idées...

  • - Une fillette envoie un bisou de son balcon comme on lance un avion en papier. Il est pour sa grand-mère... qui le passe au grand-père qui l'offre à son frère...
    - Le vieil oncle rencontre une cousine devenue hôtesse de l'air qui déposera à son tour le bisou sur le front de son fils endormi...
    - Le bisou voyage alors dans les rêves de l'enfant, un oiseau s'en saisit, le fait rebondir sur les étoiles et, de marin amoureux en fiancée mélancolique, voilà le baiser qui atterrit... sur un beau gros chien !
    - Une puce sursaute, tout étonnée qu'un bisou lui soit destiné...
    - En fin d'album, cette cascade de bisous revient bien sûr à la petite fille sur son balcon... Une balade délicieuse à lire à deux.

  • André le distrait

    ,

    • Oqo
    • 24 Juin 2009

    André le distrait s'obstine à trouver un travail sur mesure et essaye différents métiers : lundi chez un tailleur, mardi chez des paysans, mercredi dans un bistrot...
    Malgré quelques contretemps et des échecs dans le travail (plus personne ne lui fait confiance), son engagement et son optimisme seront récompensés par un fossoyeur du village voisin.Version libre d'un conte traditionnel popularisé par l'écrivain Isaac Bashevis Singer dans les contes du village de Chelm. Cette histoire a des parallélismes intéressants avec d'autres de traditions lointaines : « Lazy Jack », en Angleterre et « Pedro Malassartes » au Portugal, « Maung Htin Aung » en Birmanie..., aux coïncidences notables. Toutes ces variantes ont en commun le fait de suivre les instructions au pied de la lettre dans des situations diverses : la mère explique au petit garçon ce qu'il doit dire ou faire à chaque fois et lui obéit sans mot dire et sans analyser par luimême la situation, ce qui entraîne des conduites incohérentes et absurdes. « André le distrait » recueille certains aspects de ces variantes, en respectant le fil et les motifs traditionnels de l'histoire ; et apporte un rythme agile et original marqué par les sept jours de la semaine comme indicateurs du temps et du cycle qui se complète avec son indépendance. Du point de vue de l'image, Evelyn Daviddi met en scène une histoire très actuelle, avec des personnages expressifs et amusants, un trait frais, un grand sens de la composition et des espaces bien définis qui favorisent la compréhension et la satisfaction lorsqu'il s'agit des plus jeunes lecteurs.

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