Éditions Futuropolis

  • Assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes, et même de ministres : il n'y a pas que l'Italie qui a connu des "années de plomb" dans les années 70. La France aussi ! En partant à la rencontre des témoins de cette époque, en nous faisant visiter les archives enfin ouvertes sur le SAC, la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d'une grande démocratie s'est parfois égarée... C'est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d'Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C'est l'assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d'eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet. Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C'est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd'hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis -, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

  • Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail. Mattéo et son ami Paulin en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n'était pas que dans les chaix. Quant à Juliette, l'amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l'âge de trois ans, elle est considérée par eux comme un membre de la famille. Mattéo, qui n'avait pas envie d'être charitable pensait qu'elle faisait juste partie des meubles. En août 1914, quand éclate la guerre, cette saleté de chien d'aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses, le destin de Mattéo bascule.

    Fils d'un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu'il est étranger, échappe à la mobilisation générale. Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l'arrière, avec les femmes et les vieux. Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l'aviation. Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n'être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers...

  • 1917. Toujours déserteur, revenu clandestinement d'Espagne où il s'était réfugié, Mattéo passe à Collioure embrasser sa mère. Nous sommes le 1er août, jour anniversaire de la mort de son père. Le soir même, il revoit Juliette, qu'il tente en vain d'emmener avec lui. Tendre soirée désespérante sur la plage. Le lendemain, Mattéo, accompagné de Gervasio, l'ami de son père, embarquent pour Petrograd. Après trois de mer, les deux amis, en mission d'exploration pour le compte des anarchistes espagnols, sont au coeur même de la révolution qui s'embrase. C'est chez Amanda, la soeur de Gervasio, qu'ils se rendent. Mais en fait, elle et son mari sont en train de déménager à la cloche de bois, pour fuir les diables rouges !
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    C'est donc Dimitri, leur fils, un anarchiste libertaire et sa bande, qui leur souhaitent une bienvenue braillarde et soviétique, à coups généreux de vodka. Très vite, ils se voient confier des missions. Mattéo, celle d'immortaliser la révolution de l'espoir grâce à l'appareil photo offert par la section anarchiste espagnole ; Gervasio celle de cuistot au comité du quartier. Mattéo sillonne la ville : à Petrograd, on ne mourrait pas que de froid, ça dérouillait, et ses convictions politiques, ses idées humanistes, ses espoirs en prennent un sale coup. Il fait des portraits de pauvres types qui puent la misère, supposés être contre la révolution, et donc coupables, mais il trouve qu'ils ne ressemblent guère à l'image qu'il se faisait de la noblesse russe pétant dans la soie depuis Pierre Le Grand. Il est écoeuré. C'est pour lui, le début des doutes, des interrogations complexes, des compromissions inévitables...

  • Réédition de l'intégrale du premier cycle de Mattéo, parue pour la première fois en 2012 dans un tirage limité, et épuisée depuis 8 ans ! Elle comprend les deux premiers volumes de Mattéo et forme un tout cohérent et indissociable, qui ont conduit Mattéo des tranchées de la guerre à Saint-Pétersbourg, au moment où se déclenche la révolution russe.
    Elle comprend 20 pages de textes et d'illustrations inédites, spécialement réalisés par l'auteur pour cette édition, où Jean-Pierre Gibrat dévoile la vie de ses personnages pendant toutes ces années qui les séparent de leurs retrouvailles... en août 1936, au début du tome 3.

  • - 78%

    Bienvenue à Monplaisir ! Sur 300 000 hectares, avec deux niveaux d'accès et près de 18 millions de visiteurs quotidien, Monplaisir est le plus grand parc d'attraction de la galaxie ! À l'entrée, chaque visiteur est dirigé à la "costumerie" où il troquera son costume civil contre l'un des 400 000 déguisements mis gratuitement à sa disposition. À l'intérieur, tous les plaisirs l'attendent. Mais Monplaisir n'attire pas que des visiteurs en mal de divertissement, de nombreux voleurs y viennent pour tenter leur chance. Las, les robots d'A.L.I.C.E., le système informatique qui gère la ville veillent au grain et rares sont ceux qui arrivent à partir avec leur butin. Seuls les meurtriers et les violeurs sont poursuivis par des flics humains, la brigade des Urban Interceptor. Et, parce que tout se finit en jeu dans ce parc, les arrestations sont filmées en direct et font l'objet de paris. Le jeu, animé par le maître de Monplaisir, Springy fool, est sans limite et se termine souvent par la mort d'un des participants. Zachary Buzz vient justement d'arriver en ville pour y intégrer la brigade. Il rêve de justice. il va vite déchanter.

  • Luc Brunschwig signe là une grande série d'anticipation, ciselant un scénario d'orfèvre, qui pointe les dérives de notre société. Quant à Roberto Ricci, il donne corps et vie au monde d'Urban dans un style flamboyant et virtuose, qui n'est pas sans rappeler celui de Juan Gimenez, l'un de ses maîtres... Monplaisir, gigantesque mégapole de 300 000 hectares sur deux niveaux d'accès, pouvant accueillir 18 millions de visiteurs quotidiens. Le plus grand parc d'attraction de la galaxie ! Mais Monplaisir n'attire pas que des visiteurs en mal de divertissement, de nombreux voleurs y viennent pour tenter leur chance. Et parce que tout se finit en jeu dans le parc, les arrestations sont filmées en direct et font l'objet de paris. Zachary Buzz, généreux et vaillant, vient justement d'intégrer la brigade d'élite des Urban Interceptors, qui combat les meurtriers de cette zone peuplée de vacanciers en goguette. Une attaque terroriste de grande ampleur a laissé Monplaisir dévastée. La ville est détruite. L'alimentation électrique est saccagée, "les ennemis de Sodome" ont saboté tout le réseau. Zacchary veille la dépouille du jeune Neil Colton, victime innocente de son combat avec Antiochus Ebrahimi, tueur à gages sans scrupule. A l'extérieur de la Cité en ruines, la famille de Zach est défiée par ses propres robots d'entretien... Dans le monde délirant et à priori sans contrainte de Monplaisir, les personnages sont en proie à des forces qui les dépassent. L'univers du jeu est effrayant, violent, démoniaque, et l'on s'y perd. Que va devenir Zacchary, l'homme bon, dans la capitale du jeu ? Aura-t-il le pouvoir de lutter contre des puissances technologiques et des êtres vicieux, cruels et sans conscience des limites ?

  • Le 7 janvier 2015, le dessinateur Luz a perdu dans l'attentat commis Charlie Hebdo, des amis, mais aussi l'envie de dessiner. Alors que la France s'est rvle "Charlie", Luz redevient auteur. Au dbut, il y a le drame, la douleur, la rage, la perte. Et puis, petit petit, il y a le besoin de dessiner qui revient, l'envie non pas de tmoigner, mais de se mettre nu, de se librer. Alors nat Catharsis. Un livre thrapeutique o Luz nous livre par petites nouvelles ses penses, son quotidien depuis ce jour qui a boulevers sa vie, et une autre chelle, celle de millions d'tres humains. Les sentiments se bousculent, les styles, le ton. Du rire aux larmes, de la laideur la beaut, de la colre l'amour. Catharsis est un ouvrage bouleversant. Y a du Charlie dedans, bien sr, mais aussi y a du Charb, y a du Cabu, y a du sexe, y a de la musique, y a du Reiser, y a du Feiffer, y a du Franquin, y a la police, y a du rouge, y a l'enfance, y a du rire, y a pas de chanson franaise, y a du rock, y a du roll, y a des yeux rouges et y a du rire, y a un pigeon, y a de la posie, y a du Gb, y a de la pluie, y a du soleil. Y a un auteur qui revit, et un livre incroyable qui s'affirme dj comme un ouvrage ncessaire. Un classique instantan.

  • 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît en Suisse aux Chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Quelques jours plus tard, l'appartement du détective au 221 b Baker Street est mis à sac par des hommes de main envoyés par Mycroft Holmes, le propre frère de Sherlock. Mycroft tente ainsi de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, qu'il accuse de s'être abandonné à la cocaïne. Pour lui, la mort de Holmes est le suicide déguisé d'un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue. Malgré les preuves apportées par Mycroft, Watson se refuse à croire cette version des faits. Il se lance à travers toute l'Europe dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l'histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.

  • Il a fallu huit ans à Alberto Breccia et Juan Sasturain pour réaliser Perramus. Dans cette grande fresque de plus de 460 pages, les auteurs ont transposé toute l'histoire (avec un grand H), les symboles et les mythes de l'Amérique Latine : la dictature militaire et ses disparitions (Breccia rend hommage à son scénariste Hector OEsterheld, disparu durant cette période), le tango avec Carlos Gardel, la passion du football, l'influence des États-Unis avec Henry Kissinger et Frank Sinatra et, bien sûr, la littérature, avec des versions fantasmées de Jorge Luis Borges et Gabriel Garcia Marquez.
    En 1982, la dictature militaire est au pouvoir en Argentine. C'est dans ce contexte particulièrement difficile que Perramus voit le jour. Sur les deux premiers livres sur les quatre qui composent cette oeuvre, le récit prend pour toile de fond cauchemardesque un état totalitaire fantasmagorique. Perramus est un homme qui a laissé mourir ses compagnons de révolte pour fuir et qui, incapable de faire face à cette réalité, s'abandonne à l'oubli. Devenu l'homme sans mémoire, il va parcourir le monde en quête d'identité et de rédemption avec pour compagnons de fortune Canelones, l'Ennemi et Jorge Luis Borges.
    Par sa genèse, son contexte politique, le talent de ses créateurs, le style toujours novateur d'Alberto Breccia, Perramus est un roman graphique incontournable.

  • Chez les parents d'Holmes, le mystère s'épaissit. Watson fait de bien mystérieuses découvertes en fouillant dans la chambre d'enfance de son ami. Quelle influence a bien pu avoir Mycroft Holmes sur son frère Sherlock ? Comment interpréter les propos de Mycroft qui affirme que l'ennemi mortel d'Holmes, le professeur Moriarty, n'a jamais existé ?

  • Alors que Watson se rend à Pau, où la famille Holmes possède une maison, pour tenter de rencontrer des gens qui ont bien connu Sherlock quand il était jeune, Wiggins part à la rencontre d'un médecin dont le passé est lié au père de Holmes. Il se retrouve alors au coeur d'une manifestation qui va dégénérer en émeute et qui a pour cible... le docteur qu'il recherche...

  • 4 mars 1891. Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Effondré, le docteur Watson ignore alors qu'il va se lancer dans une incroyable enquête, qui va tout lui révéler de son ami le détective et de sa famille. Dans ce nouvel épisode : Alors que Wiggins suit la plaidoirie du docteur Parks au procès de Judith Brown, sous l'oeil attentif de Mycroft, dont l'issue va provoquer l'émoi dans le pays tout entier, Mary et John Watson sont au chevet de la nourrice de Sherlock, blessée par balles. Les révélations de celle-ci vont les mettre sur la piste d'une femme dont le nom fut aussi au coeur du procès : Florence Nightingale. La célèbre infirmière et pionnière des soins modernes, a mis en pratique ses théories lors de la guerre de Crimée à l'hôpital de Scutari où officièrent le jeune docteur Parks et une certaine... Violet Holmes.

  • L'espiègle duo de La Marie en plastique est de retour, en verve et en observateurs taquins de leurs congénères sur les bords de mer. Haut le verbe et hautes les couleurs, la France en maillot de bain!

  • Née le 1er mai 1852 dans le Missouri, elle est l'aînée d'une famille de six enfants. Ses parents, de pauvres agriculteurs décident de tout abandonner pour aller vers l'Ouest, à Salt Lake City, où vit la plus grande communauté mormone. Elle a 15 ans quand ses parents meurent. Élevant seule sa fratrie, elle se retrouve contrainte de les abandonner pour ne pas avoir à se marier avec un homme qui la convoite. Sa vie aventureuse commence. Un peu partout sur les territoires des Wyoming, Dakota et Montana, on repérera le passage de cette extravagante jeune femme, cocher de diligence un jour, serveuse de saloon le lendemain, cow-girl, sage-femme, poseur de rails... mille petits boulots qui contribueront à lui tailler une réputation sulfureuse dans un Ouest à la fois sauvage et puritain et qui lui vaudront son surnom. Christian Perrissin : l'envie, c'était de ne pas faire un western, mais le portrait d'une femme qui refuse de se soumettre au diktat des hommes. Martha Jane Cannary s'est battue jusqu'au bout de sa vie pour échapper à ce carcan et elle y a laissé sa santé. Le dessin de Matthieu est idéal pour un portrait intimiste. Cette édition intégrale regroupe les trois volumes parus en 2008, 2009 et 2012.

  • En se replongeant dans ses cahiers intimes, notes, croquis, photos prises au Japon lors de ses nombreux voyages, le désir est venue à Igort de faire un livre sur la culture japonaise. Il faut dire que c'est un domaine qu'il connaît bien. Il est l'un des rares auteurs occidentaux à avoir travaillé directement pour un éditeur japonais, et cela, durant onze années. Après avoir fait un tour d'horizon de l'édition manga au Japon vue de l'intérieur, les méthodes de travail, les relations avec les éditeurs de Kodansha publishing, il nous entraîne tout naturellement dans son sillage à la rencontre d'artistes qu'il a eu la chance de côtoyer comme Jirô Taniguchi, Katsuhiro Ôtomo... En sa compagnie et celle d'Hayao Miyazaki, nous visitons les studios Ghibli. Remontant le temps, Igort nous plonge également dans la beauté de oeuvres d'Hokusai et Hiroshige. Le cinéma non plus n'est pas oublié, avec un chapitre consacré à L'empire des sens et une rencontre avec Takeshi Kitano. Fort bien documenté, l'ouvrage d'Igort n'oublie pas de replacer les oeuvres ou auteurs cités dans leurs contextes culturels et historiques.

  • Alors âgé de 77 ans, Albert Cohen publie un livre qui révèle l'événement marquant qui a dévasté son enfance et marqué sa vie : sa découverte de l'antisémitisme. Le jour de ces dix ans (en 1905), le jeune Albert arpente les rues marseillaises à la recherche d'un petit cadeau pour sa mère. Il est fasciné par le bagout d'un camelot qui s'adressera pourtant à lui en le traitant de "sale youpin !". Les insultes antisémites résonneront pour toujours à ses oreilles. Dans ce livre intense, triste mais sans virer jamais au pessimisme, Albert Cohen déploie la beauté de son écriture lyrique pour montrer la violence de sa blessure enfantine. Un beau livre, malheureusement intemporel, qui fait réfléchir sur l'absurdité de toutes les formes de racisme et de discrimination. Plus de cent après les faits, Luz s'empare de ce récit autobiographique pour en donner une version illustrée poignante et inédite. Sans jamais trahir l'oeuvre de l'écrivain, il raconte l'intégralité de l'histoire mais ne garde du livre que le monologue destructeur du camelot et la puissance du texte des trois derniers chapitres, qui évoque les camps de la mort.

  • Cervants, Mike de son prnom, est un jeune homme plutt paisible. Pour viter de menus ennuis avec la police, il s'engage dans l'arme, et part comme GI en Afghanistan. Prisonnier des talibans, vad, repris, maltrait, il est amput d'un bras. Exactement comme cet autre Cervants - Miguel de son prnom de baptme, auteur du clbre roman publi en 1605, qui perdit l'usage de sa main gauche au cours de la fameuse bataille de Lpante le 7 octobre 1571. Rvolt contre la socit ultralibrale qui broie les vies des moins riches, Mike part en lutte pour plus de justice, endossant alors au volant de sa Ford Mustang le costume d'un Don Quichotte des temps modernes ! De retour en Arizona, Mike, comme beaucoup de ces "revenants" de la guerre, est dboussol. Il devient irritable, entre violence et dpression. Rvolt contre une socit sans gard pour les faibles, fou de rage, il dtruit une succursale de banque et se voit incarcr. C'est au pnitencier o il purge sa peine qu'il dcouvre le roman chevaleresque et satirique de Miguel de Cervants. C'est une rvlation : Mike sera Don Quichotte son tour, en butte toutes les inquisitions contemporaines, conomiques, politiques, intellectuelles ou religieuses, et en lutte contre toutes les formes d'injustice... Mike Cervants n'crira pas une version nouvelle de l'pope du "chevalier la triste figure" mais bord de sa Rossinante rutilante, modle 1971, il la vivra pleinement...

  • Six mois se sont écoulés depuis l'attentat odieux qui a endeuillé la fin de l'élection municipale à New York. L'ancien marine, Joshua Logan, considéré par tous comme le principal suspect, vient de se rendre à la police pour tenter de clamer son innocence. Mais l'homme le plus haï du pays a-t-il une chance de faire entendre sa voix ? De son côté, le nouveau maire de la ville, Jessica Ruppert, a engagé la politique de réformes sociales qu'elle avait promise à ses électeurs. Mais ce virage à gauche, inédit aux États-Unis, inquiète de nombreux opposants.

  • Six mois se sont écoulés depuis l'attentat odieux qui a endeuillé la fin de l'élection municipale à New York. L'ancien marine, Joshua Logan, considéré par tous comme le principal suspect, vient de se rendre à la police pour tenter de clamer son innocence. Mais l'homme le plus haï du pays a-t-il une chance de faire entendre sa voix? De son côté, le nouveau maire de la ville, Jessica Ruppert, a engagé la politique de réformes sociales qu'elle avait promise à ses électeurs. Mais ce virage à gauche, inédit aux États-Unis, inquiète de nombreux opposants.

  • L'Hypermarché est-il un ogre qui dévore et détruit tout sur son passage ou est-il source de développement ? Comment fonctionnent les filières d'approvisionnement ? Les producteurs locaux sont-ils les laissés-pour-compte de ce gigantisme ? Les clients sont-ils les victimes de la guerre économique liée au modèle de consommation ou en sont-ils les bénéficiaires ? Les hypermarchés sont-ils responsables de la malbouffe ? Le petit commerce et la vie des centres-villes sont-ils victimes ou coupables de ne pas s'être adaptés ?

  • Aurel est le dernier représentant d'une famille d'artisans ardéchois qui se transmettent la menuiserie familiale de générations en générations. Lui, a décidé il y a quelques années de suivre une autre voie. L'entreprise de son père va fermer. Les ouvriers vont devoir trouver du travail ailleurs. Il va falloir aussi trouver à vendre les machines. Y aurait-il un repreneur pour cette structure entretenue avec coeur et sérieux depuis des décennies ? De cette chronique familiale toute en retenue, Aurel aborde des questions prosaïques sociologiques et politiques : qu'est-ce qu'une petite PME familiale, quelles sont les difficultés de diriger et travailler dans une telle entreprise, au fin fond d'un petit village loin de tout. Les ouvriers parviendront-ils à reprendre l'entreprise en montant une SCOP (Société coopérative et participative) ? Aurel est retourné dans son village d'enfance. Il a suivi et interrogé son père, les ouvriers et les clients de la menuiserie, mais aussi sa grand-mère, qui continue de recevoir son fils toutes les semaines à déjeuner, ouvrant sa cuisine à l'instar d'un Q.G de campagne où l'on fait le point, où l'on prend des décisions, où l'on convoque le passé pour aider à préparer l'avenir. La menuiserie est un voyage intimiste au coeur de la France, loin des clichés des journaux télévisés, qui nous invite également à réfléchir sur nos choix de vie, et l'avenir promis à ces petites fabriques qui résistent encore à la mondialisation... mais pour combien de temps ? Un voyage intimiste au coeur de la France qui résiste encore à la mondialisation...

  • - 82%

    Dover W. Smith dit Winston : né à Douvres en 1903, écrivain et journaliste anglais. Décédé accidentellement en France en 1984. Après avoir étudié à Eton, il part en Chine en pleine tourmente révolutionnaire. Compagnon d'armes de George Orwell sur le front d'Aragon en Espagne, agent du MI-6 pendant la Seconde Guerre mondiale, la vie et l'oeuvre de Smith sont imprégnées des grands bouleversements de la première moitié du XXe siècle. Au début des années 50, il séjourne en Afrique équatoriale, avant de s'installer en Californie où il devient scénariste pour Hollywood. Il se retire dans les Alpes françaises au début des années 70 où il disparaîtra au cours d'une promenade en juin 1984. Smith laissera une autobiographie inachevée dans laquelle il se livre sans concession (Une vie, Gallimard, 1985). Cette autobiographie, Christian Perrissin la découvre chez un bouquiniste, et la première lecture est un enchantement. Une vie est l'adaptation de cette autobiographie. Elle relate une de ces existences comme ont pu l'être celles d'Hemingway, Graham Greene ou Kessel... Une formidable génération d'écrivains qui vivaient le plus intensément possible, aux quatre coins du monde, pour ensuite pouvoir livrer à leurs lecteurs des récits qui n'auraient pu être écrits par aucun autre. Une existence hors du commun qui devient, grâce à Christian Perrissin et Guillaume Martinez, la peinture de toutes les espérances d'une époque à travers cette bande dessinée en six volumes!

  • Martin Eden est le roman le plus autobiographique de Jack London et l'un des livres majeurs de la littérature du XXe siècle. Martin Eden est un jeune marin né dans les bas-fonds d'Oakland. Un soir, il défend un jeune homme lors d'une rixe. Celui-ci, fils d'une famille aisée, l'invite chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa soeur, Ruth Morse, jeune fille délicate, dont il tombe éperdument amoureux. Il décide de s'instruire pour la conquérir. Petit à petit, d'abord pour lui plaire, puis avec le goût d'apprendre toujours davantage, il devient un homme cultivé et s'efforce de devenir célèbre en devenant écrivain. Malgré le talent qu'il pense avoir, il n'arrive pas à vivre de sa plume. Tous ses manuscrits sont refusés par l'Édition. À la suite de la parution d'un article dans un journal local dans lequel il est présenté comme socialiste, ce qu'il n'est pas, Ruth le quitte. Il n'a plus le goût d'écrire, mais brusquement il devient un auteur à succès. Martin Eden part pour s'établir sur une île du Pacifique. Sur le bateau, n'ayant plus le goût à rien, usé par l'hypocrisie ambiante, il se laisse glisser sur la mer. Aude Samama, talentueuse illustratrice, travaille sa peinture jusqu'à l'épure, avec pour inspiration l'expressionnisme allemand, en résonance avec le récit délicat de Denis Lapière sur la fragilité et la complexité des êtres.

  • Dover W. Smith dit Winston : né à Douvres en 1903, écrivain et journaliste anglais. Décédé accidentellement en France en 1984. Après avoir étudié à Eton, il part en Chine en pleine tourmente révolutionnaire. Compagnon d'armes de George Orwell sur le front d'Aragon en Espagne, agent du MI-6 pendant la Seconde Guerre mondiale, la vie et l'oeuvre de Smith sont imprégnées des grands bouleversements de la première moitié du XXe siècle. Au début des années 50, il séjourne en Afrique équatoriale, avant de s'installer en Californie où il devient scénariste pour Hollywood. Il se retire dans les Alpes françaises au début des années 70 où il disparaîtra au cours d'une promenade en juin 1984. Smith laissera une autobiographie inachevée dans laquelle il se livre sans concession (Une vie, Gallimard, 1985). Cette autobiographie, Christian Perrissin la découvre chez un bouquiniste, et la première lecture est un enchantement. Une vie est l'adaptation de cette autobiographie. Elle relate une de ces existences comme ont pu l'être celles d'Hemingway, Graham Greene ou Kessel... Une formidable génération d'écrivains qui vivaient le plus intensément possible, aux quatre coins du monde, pour ensuite pouvoir livrer à leurs lecteurs des récits qui n'auraient pu être écrits par aucun autre. Une existence hors du commun qui devient, grâce à Christian Perrissin et Guillaume Martinez, la peinture de toutes les espérances d'une époque à travers cette bande dessinée en six volumes !

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