Sciences humaines & sociales

  • Rebecca Amsellem a créé il y a trois ans la newsletter féministe Les Glorieuses qui interroge chaque semaine la notion d'égalité au sein de notre société à travers des thèmes comme la politique, la culture ou le sexe. Dans les vingt chroniques de cet ouvrage, l'auteure allie expériences personnelles voire intimes et propos activistes, afin de susciter une réflexion profonde sur la place des femmes.
    L'occasion de mettre à l'honneur Olympe de Gouges, qui milita pour l'abolition de l'esclavage, Marguerite Durand, qui lança La Fronde, premier quotidien conçu et édité par des femmes, mais aussi Nina Simone, Virginia Woolf et tant de figures qui ont marqué l'Histoire. Ce sont elles les Glorieuses, comme nous le rappelle Rebecca Amsellem. Elles et toutes les autres, car il y a autant de féminismes que de femmes.

  • "Et badadi et badadoit la meilleure eau c'est la Badoit" , "Lapeyre, y'en a pas deux" , "C'est Shell que j'aime" ... Les slogans publicitaires sont de véritables madeleines de Proust et font partie de notre imaginaire collectif. Ils ont le pouvoir de nous faire voyager à travers les époques, de nous faire sourire et, surtout, de nous donner envie de consommer. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment les publicitaires arrivaient parfois à de telles idées ? Dans cet ouvrage, l'auteur dévoile avec humour les dessous de ces bons mots de la pub devenus culte, à grand renfort d'anecdotes et de détails surprenants !

  • Le 27 mars 2016, Palmyre, cité antique classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, a été reprise des mains de l'EI après près d'un an d'occupation. Reconquérir Palmyre, c'est, pour la Syrie, le moyen de reprendre le contrôle de son histoire après les années de guerre qui ont ravagé le pays. Une victoire tant stratégique que symbolique. Outre Palmyre et la Syrie, bien d'autres pays et leur patrimoine sont menacés ou déjà détruits par les troupes de Daesh : c'est le cas de Leptis Magna en Libye, Mossoul en Irak, des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan ou encore la ville de Sanaa au Yémen. Face au danger et à l'urgence, plusieurs initiatives visent à constituer une mémoire de ces lieux grâce notamment aux nouvelles technologies : l'imagerie et l'impression 3D ou les images satellitaires. Dans cette perspective, Jean-Pierre Perrin, journaliste, grand reporter pour Libération et spécialiste du Moyen-Orient, retrace l'histoire mouvementée de ces sites en s'appuyant sur une iconographie variée alliant archives et photos contemporaines.

  • Illustrant son propos à l'aide de planches pédagogiques autrefois utilisées dans les classes, D. Picouly trace ici, sur le mode de la rêverie, les contours d'une France faite de souvenirs d'écolier.

  • Publicités détournées

    Olivier Darmon

    • Hoebeke
    • 12 Octobre 2016

    La puissance de la publicité qui tend à inoculer ces procédés dans les médias, et les pratiques contestées des grandes entreprises - pétroliers, constructeurs automobiles, fabricants d'alcool, cigarettiers, marques multinationales telles Nike ou Mac Donald's... - engendrent de nombreux groupes de résistance et d'activisme culturels, et de consommateurs en colère. Chacun, à sa manière, va s'employer, souvent avec talent, à détourner et parodier la communication de ces entreprises. Images choc et ton offensif, humour décalé et sarcastique : il s'agit de dénoncer un système de valeurs charriant une idéologie caractérisée comme anti-citoyenne, consumériste et discriminatoire, moralement réprouvable et écologiquement irresponsable. Simultanément, des ONG, comme Greenpeace, et de nombreuses associations dans son sillage pastichent l'image des marques pour dénoncer leurs agissements : Esso devenu E$$O, le logo d'Areva dessinant une tête de mort ou plus récemment celui de Volkswagen associé à Dark Vader. Au moment de la Cop 21, les pubs détournées de l'association Bandalism couvrent les panneaux publicitaires des abris-bus de fausses campagnes qui disent « Roulez plus propre, du moins en apparence » en reproduisant une Volkswagen, ou encore à destination de Total où un agent de la marque déclare devant un puits de forage « notre philosophie ? Vous n'avez pas besoin de savoir ». Les consommateurs en colère, eux, protestent sur les réseaux sociaux contre les lenteurs du service après-vente de Free ou de la RATP ou ceux ironiques devant les messages optimistes des marques de prêt-à-porter. Avec la cause environnementale, le sexisme, le diktat de la maigreur et la malbouffe constituent des sujets de prédilection. Tout évènement survenant dans ces domaines est salué par une salve de satires, comme ce fut le cas lors de la révélation de l'usage de viande de cheval dans les lasagnes. Bien entendu, il n'est pas une seule campagne politique qui ne soit pas pastichée. La sphère politique est sous haute surveillance : une petite phrase ou un scandale comme l'affaire Cahuzac déclenche sa noria de parodies sur Internet, pratiquement en temps réel.

  • Nos histoires de France

    Daniel Picouly

    • Hoebeke
    • 20 Octobre 2011

    A l'heure de la leçon d'histoire dans les écoles d'autrefois, l'instituteur accrochait sur les murs de la classe des "planches pédagogiques" et un cortège de héros surgissait alors sur de belles images en couleurs.
    Vercingétorix, chef des Gaulois, nos ancêtres barbares mais braves, Charlemagne à la barbe fleurie ou Napoléon exilé à Sainte-Hélène perdu dans la contemplation de ses conquêtes passées qui se dessinaient dans le ciel. Daniel Picouly, l'auteur du Champ de personne (Grand prix des lectrices de Elle, 1996) et de L'Enfant léopard (prix Renaudot 1999), n'a pas oublié ce patrimoine pittoresque et exubérant.
    Il évoque ici les souvenirs d'un écolier de 10 ans "en l'an de grâce 1958" et les émotions que suscitent en lui les exploits de ces personnages stoïques. Pour le romancier, les héros de l'histoire de France composent les figures d'un grand roman, laissant les imaginaires vagabonder sur une iconographie hautement allégorique. Aidé de près de 160 affiches scolaires, Picouly raconte des épisodes d'une histoire de France qui disparaît aujourd'hui des manuels scolaires et dont les personnages constituent une sorte de panthéon perdu.

  • Au premier jour de 1968, la France est à l'apogée des "Trente Glorieuses ". Sa croissance spectaculaire et continue depuis 1959 la place parmi les grands pays industrialisés du monde. Pourtant, la société étouffe, la révolte gronde. 1968 est une année charnière: les femmes veulent être émancipées et se revendiquent du féminisme, les jeunes aspirent à des choix de vie différents de ceux de leurs aînés. De nombreux artistes et intellectuels s'arrêtent de produire, s'engageant dans la vie politique et l'acte militant. Les événements des mois de mai et juin résultent d'un mouvement international parti des États-Unis et de Grande-Bretagne, amplifié par la guerre du Vietnam. La France a alors vécu une vague de contestation comme nulle autre: 9 millions de personnes, tous âges, milieux sociaux et professions confondus, se sont mises en grève. Pourtant, aux élections législatives de juin 1968, le gaullisme enregistre ses meilleurs résultats... 140 photos provenant de l'Agence France-Presse nous font revivre cette aventure exceptionnelle.

  • Revoir Bagdad

    Hameed Nasser

    • Hoebeke
    • 14 Janvier 2010

    Revoir Bagdad est le récit autobiographique d'un jeune Irakien. C'est aussi l'autobiographie d'un pays, le quotidien d'une population soumise depuis trente ans à la dictature, aux guerres successives, à l'embargo, aux déchirements religieux. Quelle peut être la vie d'un enfant qui n'a connu que la guerre? Comment peut-il grandir, étudier, tomber amoureux? Hameed Nasser est né en 1976 dans le quartier populaire d'al-Amine à Bagdad, dixième enfant d'une fratrie de treize frères et soeurs. Son premier souvenir remonte à 1980. A quatre ans, il est réveillé par le mugissement des sirènes: Saddam Hussein a déclaré la guerre à l'Iran. En août 1988, un million de morts plus tard, Hameed, écolier, voit revenir de l'enfer des combats son frère aîné et ses oncles brisés mais vivants. Deux ans plus tard, en août 1990, les armées de Saddam Hussein envahissent le Koweït. Un autre frère d'Hameed, soldat, meurt, victime d'un bombardement américain. C'est son père qui ira chercher son corps pour le ramener à Bagdad. Les sanctions de l'ONU s'abattent sur le peuple, l'embargo est déclaré. Le 17 janvier 1991, la coalition alliée passe à l'attaque. La société irakienne va connaître dix ans d'une lente gangrène : l'appauvrissement des classes moyennes urbaines, la faim, l'anéantissement du système de santé, le manque d'eau potable et d'électricité, l'effondrement du niveau de vie d'une nation qui figurait parmi les plus développées du Moyen-Orient. En 2002, Hameed Nasser devient "fixeur" auprès des journalistes et reporters francophones. Au printemps 2003, il fuit l'Irak peu avant l'intervention américaine et s'installe à Paris. Revoir Bagdad raconte de l'intérieur la vie d'un peuple meurtri comme jamais on ne nous l'avait racontée.

  • 100 Idées est un magazine créé fin 1972 par le groupe Marie-Claire. Il va durer 20 ans et se vendre à des dizaines de milliers d'exemplaires tous les mois. Mais ce sont véritablement les dix premières années qui furent les plus marquantes, 100 Idées est aujourd'hui devenu un magazine culte. Dès le premier numéro, il va chambouler tous les standards des magazines dits pratiques féminins de l'époque, encore figés dans le vieux monde, celui d'avant 68. Il ne s'agit pas d'une simple revue de modèles, mais d'un vrai magazine culturel qui deviendra emblématique de l'époque et le porte parole (un peu comme le journal Actuel dans un autre registre) de tout un courant qu'exprimait une large génération qui disait vouloir « repenser la vie ». C'est dans le domaine de l'art de vivre, de la mode, du faire soi-même que 100 Idées va s'établir. L'époque veut aussi prendre ses distances avec la société de consommation. 100 Idées va permettre de revenir à des choses simples : faire son pain, ses vêtements, ses pulls. Il va permettre aussi à ses lecteurs d'épouser comme un étendard les styles d'une époque : robes de tendance Hippies, vêtements inspirés des motifs ou de style venant d'ailleurs, se réapproprier sa vie en apprenant le tissage, en réalisant de gros pulls en laine naturel, etc. Mettre de la couleur et des idées dans tous les moments de la vie, finies les layettes roses ou bleues, vive la couleur même pour les bébés ! Il a enthousiasmé des générations de femmes et d'hommes, et le magazine s'est transmis souvent de mère en fille voire en petites-filles...
    Cet album se propose de revenir sur les années 1970 : gaies, libérées et inventives qui aujourd'hui reviennent à la mode. On y retrouvera sa créativité débridée, ses modèles joyeux. Et l'histoire d'une époque.

  • A partir du milieu du XVe siècle les Européens, surmontant leur peur d'une mer hostile et l'emprise des légendes qui affirmaient qu'au-delà de l'horizon régnait le vide, entreprirent une exploration intensive de la Terre et cartographièrent la planète. Les Grandes Découvertes, qui fondent l'hégémonie européenne sur le reste du monde, marquent le commencement de l'ère moderne. L'exploration européenne continua jusqu'au XXe siècle lorsque la totalité des terres émergées fut cartographiée.
    Les récits d'exploration et les cartes de terres lointaines se répandirent grâce à l imprimerie, qui venait d'apparaître, et aux libraires et nourrirent la montée de l humanisme et du questionnement scientifique et intellectuel.
    Géographes, naturalistes et navigateurs allaient avec leurs livres enchanter et populariser les sciences nouvelles, attiser la curiosité sur la façon de vivre de peuples jusqu alors inconnus, permettre la découverte des rivages mystérieux, l observation des mers et des animaux fabuleux. Grâce aux récits qu ils dictèrent aux scribes, à leurs seconds d équipage, les savants de bord, les officiers, les curieux illuminés, entomologistes, naturalistes poétiques et même fieffés blagueurs allaient élever la conscience des sociétés.
    Le Trésor des grands livres de mer, à travers une sélection de 80 parmi les plus beaux et les plus rares ouvrages de mer et d exploration imprimés entre le XVIe et le début du XXe siècle, nous donne à voir et à lire aujourd hui comment à différentes époques les navigateurs ont découvert le monde et comment ils en parlaient.
    Sur 300 pages d émerveillement, les chefs-d uvre se déroulent, du rare Grand Routtier, (1576), premier manuel de pilotage, au Voyage autour du monde de La Pérouse (1797) ; des Mémoires de Monsieur Dugay Trouin (1740) aux Voyages de sir John Franklin (1823)..., ce grand voyage à travers l aventure des hommes, au fil des océans, est illustré de près de 800 images, gravures et croquis et d extraits des récits tels ceux du Capitaine Cook, ou de Louis Garneray.

  • Mitterrand à la une

    ,

    • Hoebeke
    • 14 Avril 2011

    Est-ce une vie, ou un roman ? De son cocon catholique et provincial jusqu'au pouvoir suprême, François Mitterrand a bataillé sans cesse, chutant parfois, gagnant souvent. Son parcours alterne entre fulgurance et ténacité. Plus jeune ministre de France en 1947, à 30 ans, Mitterrand ne quittera plus la vie politique, cumulant onze portefeuilles ministériels sous la IVe république avant de bâtir, à force d'acharnement, le parti socialiste qui le conduira à l'Elysée.
    Au coeur de ce roman évolue un personnage passionnant. Tout à la fois charmeur et brutal, individualiste et clanique, fidèle et opportuniste, François Mitterrand est insaisissable. Comme nul autre il a mis l'ambivalence et l'ambiguité au service d'une ambition.
    Mitterrand à la une réunit plus de cent-cinquante unes de journaux. Elles ont toutes marqué la vie de François Mitterrand. Les premières d'entre elles relatent sa jeunesse, lorsqu'il collabore au journal de son collège, puis ses années étudiantes et la guerre : emprisonné en Allemagne, il écrit dans L'Ephémère, la revue du stalag. Après son évasion, Mitterrand crée Libres, un quotidien clandestin dont il est directeur de la publication et éditorialiste. Après guerre, les unes de journaux rythment les premiers faits et méfaits du jeune ambitieux : l'Algérie, l'affaire des fuites, l'attentat de l'Observatoire, les élections présidentielles de 1965 et 1974. A partir de 1981, la presse nationale et provinciale borde son chemin de roses, et d'épines : la victoire contre Giscard, les réformes, l'état de grâce, les cohabitations, les affaires, les femmes, les amitiés troublantes.
    La biographie, à travers la presse et ses unes, d'un des hommes politiques les plus marquants - et surprenants - du XXe siècle.

  • La famille autrefois

    Patrice Milleron

    • Hoebeke
    • 23 Octobre 2008

    Au cours du xxe siècle, en quelques décennies, et avec les tragiques bouleversements de deux guerres mondiales.
    La société française a changé davantage et plus vite que pendant bien des siècles précédents. sa cellule de hase, la famille, a vu sa structure, ses modes de fonctionnement, son quotidien se transformer radicalement. autrefois, surtout à la campagne, plusieurs générations vivaient sous le même toit : les époux et leurs enfants, les grands-parents et parfois même les arrière-grands-parents. peu à peu, avec le passage du rural au citadin, l'apogée de l'essor industriel puis le développement du secteur tertiaire, l'avènement de la consommation et des loisirs de masse, la famille a évolué.
    Mais les souvenirs sont encore puissants, ceux d'une famille unie, solidaire, oú la mère, que l'on disait au foyer avait la lourde charge du quotidien, aidée par les grandes soeurs qui s'occupaient des petits. oú le père, chef de famille, étant le seul à travailler, n'était pas très présent. cependant. son autorité, parfois sa sévérité, réglait la mesure dans une maisonnée souvent généreuse. qui n'a pas en mémoire les devoirs faits sur la table de la cuisine, le départ en vacances au mois d'août dans la voiture familiale quand on se chamaillait à l'arrière pour ne pas être au milieu, l'arrivée chez les grands-parents oú nous attendait la tribu des cousins et cousines, le déjeuner du dimanche qui s'éternisait jusqu'au dîner.
    Lotis ces événements, de la naissance du petit dernier, du mariage du grand frère, de l'achat de la première machine à laver au grand-père dans son potager, tout a fait l'objet de photographies. les voilà, réunies dans notre grand album collectif de la famille d'autrefois.

  • La Mondaine, c'est l'histoire de cette héritière de la très vieille institution des «gardiens des moeurs», née au Moyen-âge, brigade spécifique de la Police, officiellement crée en 1901.

    L'ouvrage nous transporte dans les coulisses de la police : des alcôves de l'ancien régime à laquelle les souverains (de Clovis à Louis-Philippe) ont confié la surveillance et la défense des bonnes moeurs. Puis vient la période contemporaine à travers la petite et la grande histoire. Renseignements généraux de la sphère privée, la Mondaine intrigue autant par la nature des renseignements qu'elle est censée détenir que par l'utilisation qu'elle est susceptible d'en faire.
    Au fil des pages, les différents témoignages et confidences des principaux acteurs qui ont eu en charge des affaires sensibles lèvent le voile sur ces interrogations.
    La troisième et dernière partie nous conduit avec le groupe des Cabarets dans la myriade des établissements de nuit à la rencontre des milieux qui les fréquentent.

  • L'aventure de la flibuste

    Michel Le Bris

    • Hoebeke
    • 8 Février 2002

    Quelle était la religion des flibustiers ? Les pirates étaient-ils des dissidents radicaux religieux ? Peut-on traiter de la flibuste et de la piraterie comme d'une révolte sociale annonçant la Révolution française ? Savez-vous que vingt-cinq pour cent au moins des flibustiers étaient noirs ? Qu'un des plus féroces d'entre eux, William Dampier, était en même temps un savant de génie ? Le mystère de la fin du chevalier de Grammont sera-t-il enfin, ici, définitivement éclairci ? Conçue par Michel Le Bris, et présentée à l'abbaye de Daoulas du 26 avril au 4 novembre 2001, puis à Paris au musée de la Marine du 16 janvier au 17 mai 2002, l'exposition Pirates et Flibustiers des Caraïbes (à Paris : Pirates) a reçu un accueil public et critique enthousiaste.
    La plus importante exposition jamais consacrée à ce sujet dans le monde ! Et une vision radicalement nouvelle, tenant compte des progrès actuels de la recherche. Car elle a changé notre vision, depuis ces dernières décennies ! On en aura ici quelques aperçus passionnants, échos du colloque qui se tint à Brest lors du lancement de l'exposition, rassemblant les meilleurs spécialistes. Où l'on verra que la réalité continue de dépasser la fiction...

  • Napoléon superstar. Il a inspiré des romans et des films par centaines. La cote de la moindre de ses reliques atteint désormais des sommets et des milliers de fans rejouent aujourd'hui ses grandes batailles. Pour autant, la légende napoléonienne ne date pas d'hier. L'Empereur l'a construite en partie de son vivant en recourant à une noria d'artistes, de journalistes et d'écrivains glorifiant ses actions. Consacrées à sa famille, ses généraux, ses faits d'armes et aux événements clés de sa carrière, ces images accompagnées d'un texte laudatif, seront diffusées à des millions d'exemplaires via un vaste réseau de colporteurs. La collection, réunie ici pour la première fois, dresse le portrait d'un personnage où la bravoure et l'humanité se disputent à la grandeur d'âme et la loyauté. Dans son style naïf, l'imagerie d'Épinal façonne ainsi l'image d'un héros digne de devenir une idole... et dont les attributs iconiques - tricorne, redingote, épaulettes et bottes à revers - ont marqué des générations.

  • Journaux intimes ; les mots de la vie Nouv.

    Dans ce très bel ouvrage, Sophie Pujas, journaliste au Point et autrice et Nicolas Malais, libraire et spécialiste de manuscrits anciens ont réuni plus 80 extraits de journaux intimes issus de collections de musées et ou de bibliothèques ou encore de fonds tel que l'APA (Association Pour l'Autobiographie). Plongée unique au coeur de l'intime et du quotidien, ces textes et fragments soigneusement choisis et commentés nous racontent la vie au jour le jour, qu'elle soit grandiose ou ordinaire, douce ou terrible. Benjamin Constant incapable de rompre, Marie Curie disant adieu à l'amour de sa vie, Orwell cultivant son jardin, Klemperer témoignant de la barbarie nazie en marche, Sylvia Plath racontant son coup de foudre pour un certain Ted Hughes, Pavese luttant contre la tentation du suicide, Benoîte Groult savourant les émois d'un triangle amoureux à l'aube de la vieillesse... À chacun son journal pour se scruter ou ausculter le monde. Emouvants, étonnants, magni?ques, ces facs-similés renaissent dans ces pages et nous transportent.

  • Du déclinologue à la «brève de comptoir», il y a cette expression qui court les rues : «C'était mieux avant !». Nous sommes dans la perte, le regret, le deuil. Le passé ne se rend pas. Le passé est une vie antérieure qui vient frapper à notre porte verrouillée. Il faut aller de l'avant, nous dit-on, mais nous cherchons derrière nous, pauvres Petit Poucet, les petits cailloux laissés par tous ceux qui nous ont précédés. Tous les lendemains déchantent et nous aspirons à d'étranges retours. Le retour du Grand homme, de la spiritualité, du cinéma en noir et blanc, des femmes fatales, de la solidarité, des vrais écrivains... Le passé remonte à la surface. Oui, c'est cela, nous sommes à la recherche d'un temps perdu, par bribes nous tentons de reconstruire un passé décomposé, de redresser le chapiteau d'un paysage disparu et de croire à notre humanité vacillante... Olivier Dazat, dans une ultime tentative pour remonter le temps à l'endroit, nous convie à quelques retours en arrière comme un souffle léger du passé sur la nuque.

  • Tout le monde connaît Calamity Jane...
    Ou du moins son nom, sa réputation de pétroleuse et d'héroïne à la gâchette facile sur fond d'Ouest sauvage, et quelques images éparses : sauvetages de diligences, cuites mémorables, langage de charretier et amours passionnées avec le beau Wild Bill Hickock, qui fut traîtreusement abattu par le lâche Jack McCall lors d'une fatale partie de poker, au Saloon numéro10, à Deadwood... Qu'y a-t-il de vrai dans tout cela ? Du vrai, du mythe, des histoires colportées en premier lieu par l'intéressée elle-même...
    Mais au-delà de la légende, comment une fille de paysans comme les autres a-t-elle pu en arriver à s'habiller en homme, entrer dans l'armée, défier la chronique, côtoyer Buffalo Bill et devenir célèbre de son vivant ? Des témoignages de ceux qui l'ont bien connue se dégage un personnage attachant : toute sa vie, et malgré la célébrité, Martha Canary fut une marginale, une errante, qui préférait la compagnie des bonshommes à celle des dames patronnesses et le whisky à l'eau bénite.
    Une sacrée personnalité, généreuse, courageuse, cabocharde, cabotine. Une femme seule dans un monde d'hommes. Sa vie connut des hauts et des bas, des sommets de gloire et des dérives pathétiques ; c'est une longue farce tragicomique qui est ici contée. Certains connaissent aussi les Lettres à sa fille, ce journal adressé par Calamity à la fille qu'elle aurait abandonnée, et qui aurait été adoptée par une famille aisée.
    Cet ouvrage retrace l'histoire mouvementée de ce manuscrit aussi poignant que controversé, ainsi que la vie de Jean McCormick, la petite Jeanie des Lettres.

  • Les familles des plus grands peintres, cinéastes, musiciens et écrivains sont dépeintes à travers l'histoire de l'oeuvre qu'elles ont reçue en héritage, oubliant parfois le destin voulu par le créateur pour s'arroger pouvoir et royalties. De Picasso à Giacometti, d'A. Artaud à Borgès, de J. Joyce à A. Cohen, une plongée dans le monde des arts, aux confins entre esthétique et argent.

  • Directeur de collège, l'auteur emmenait ses élèves chaque été dans les Alpes. Il raconte en "croquant", avec un humour attendri et ironique, les guides, les aubergistes et les écoliers.

  • Au début des années 60, les Indiens dont la culture paraissait irrémédiablement perdue, vont, grâce à leur farouche volonté de résistance, la faire revivre à travers tout le continent américain. C'est le portrait de cette civilisation que propose ce catalogue d'une exposition tenue en 2000, avec documents, oeuvres et photographies, tant historiques que contemporains.

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