Pardes

  • La psychogénéalogie est un art, une science, une pratique, qui allie, comme son nom l'indique, les techniques courantes de recherche généalogique aux connaissances, sans cesse actualisées, de la psychologie.
    Selon le niveau de compétence de chacun, dans ces deux domaines, les études menées en psychogénéalogie iront de la simple découverte des spécificités familiales à de véritables prises en charge thérapeutiques. C'est certainement une des raisons majeures qui permet à la psychogénéalogie d'être, actuellement, très en vogue et unanimement plébiscitée. Ce B-A. BA de la psychogénéalogie va donc permettre à toutes les catégories de lecteurs, du novice au spécialiste, de puiser des informations spécifiques et adaptées.
    Le débutant appréciera le côté pratique de l'ouvrage, l'exposé des principes fondamentaux de la généalogie, de la génétique ou des concepts psychologiques. Pour les autres, la présentation des syndromes familiaux spécifiques, des reproductions ou oppositions parentales, des lignées et des systèmes de fratries particuliers, devrait être captivante. À ce niveau, les experts en psychologie décèleront l'aide indéniable apportée par l'arbre généalogique dans les thérapies familiales courantes.
    Ainsi, le génosociogramme constitue-t-il l'outil de base de la psychogénéalogie. Il mérite d'être découvert, et même, une fois la lecture de ce livre terminée, d'être expérimenté dans son propre univers généalogique.

  • Herésies

    Roger Parisot

    • Pardes
    • 11 Janvier 2002

    Les hérésies sont des doctrines contraires aux dogmes.
    Elles naissent des interrogations de l'esprit, des inquiétudes de l'âme, des intuitions du coeur, face aux mystères de la foi, chez certains, fidèles inspirés, illuminés ou possédés. Elles ne concernent pas le seul christianisme, mais intéressent toutes les grandes religions qui, toutes, ont connu leurs divisions en écoles rivales, en sectes dissidentes, en chapelles schismatiques. Elles peuvent provoquer des guerres intérieures, ou " guerres de religions ", qui sont les pires des guerres civiles, et on peut dire qu'une bonne partie de l'histoire du monde est faite de conflits entre elles et de combats contre elles.
    Les hérésies posent à la conscience humaine un problème redoutable, car les tolérer met en péril la vérité d'une doctrine, et les interdire met en danger la liberté de la pensée. Ajoutons qu'une religion peut être une hérésie qui a triomphé. Le christianisme n'est-il pas une hérésie du judaïsme, et le bouddhisme, une hérésie de l'hindouisme ? Ce B.A.-BA des hérésies montrera combien elles ont marqué la vie de l'esprit.

  • Balzac

    Roger Parisot

    Un Balzac inconnu ? Du neuf sur Balzac ? Ce Balzac (Qui suis-je ?) propose un regard inédit sur le romancier et sur l'énigme que constitue le contraste entre la "grandeur" de l'oeuvre et la " misère " (pascalienne) de l'homme, ce prodige qui contenait en lui, selon ses propres dires, " toutes les incohérences ".
    Ce Qui suis-je ? présente une nouvelle lecture, fondée cette fois sur la " doctrine mystique " de Balzac, ce " christianisme johannique " auquel il entendait se rattacher, auquel il rattachait sa Comédie humaine et par lequel il se rattachait lui-même à la tradition ésotérique universelle. On verra que cette doctrine, trop négligée jusqu'à présent, si elle ne résout pas le mystère de la création balzacienne, en dégage le sens et la portée générale.
    Elle en éclaire les intentions profondes et agit comme un révélateur des véritables dimensions de cette entreprise romanesque hors pair. En effet, elle inscrit la Comédie humaine dans le cadre d'une vision, peut-être confuse, mais assurément grandiose, qui relie le monde à son Principe suprême et renvoie l'homme à sa destinée spirituelle, telle qu'elle est représentée, dans la société et dans l'oeuvre, par le combat entre les Forts et les Faibles autour de l'argent, du pouvoir et de l'amour, l'ensemble placé sous l'éclairage de cette " recherche de l'Absolu ", dont la soif confine quelquefois à la démence...
    Ainsi, la doctrine apparaît comme l'instance médiatrice entre Balzac et le génie qui le dirigeait, ainsi que l'avait aperçu Victor Hugo.

  • Islamisme

    Christian Bouchet

    Si le premier mouvement islamiste fut fondé en Egypte, en 1928, par un instituteur du nom d'Hassan Al-Banna, il faudra attendre 1978 pour que la révolution iranienne, dirigée par l'ayatollah Ruhollah Khomeiny, donne à ce courant une grande visibilité médiatique.
    Depuis, l'islamisme n'a cessé d'occuper le devant de la scène mondiale. Cela s'est fait souvent d'une manière dramatique, et l'on ne compte plus les journaux télévisés ouvrant sur un événement lié à la dissémination mondiale de l'islamisme : sursauts d'une guerre sans fin en Afghanistan ; victoire électorale, puis guerre civile, en Algérie ; attentats anti-occidentaux culminant dans l'attaque des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001 ; enlèvements d'Européens au Cachemire, au Liban, aux Philippines ; etc.
    /> Cela s'est fait, aussi, d'une manière plus anodine, mais tout aussi angoissante pour les Occidentaux, qui découvraient, soudain, sur leur sol et sous leurs yeux, la réalité de l'islamisme au quotidien : remise en cause de la laïcité dans l'enseignement, multiplication du nombre des mosquées financées avec les Fonds wahhâbites, femmes voilées dans les rues des cités du vieux continent, missionnaires musulmans convertissant des Européens de souche, etc.
    Ce BABA de l'islamisme a pour but de faire le point sur la question et de répondre, de manière sereine et sans a priori, aux inquiétudes de tout un chacun. Après avoir défini les termes trop souvent utilisés de manière interchangeable (islamisme, radicalisme musulman, fondamentalisme islamique, etc.), ce livre met en perspective l'histoire de ce mouvement politico-religieux et fait ressortir ses constantes et ses divergences selon les Etats où il se développe.
    L'auteur y examine, ensuite, ce qu'est la société voulue par les islamistes et comment elle est déjà en partie vécue, tant en Orient qu'en Occident. Puis, il s'interroge sur l'avenir de ce phénomène, sur son éventuel échec, son essoufflement, et sur sa transformation en un nouveau concept : le post-islamisme.

  • Borges

    Roger Parisot

    Il y a, chez Jorge Luis Borges, auteur illustre d'une oeuvre renommée, un paradoxe et une contradiction dont l'homme et l'oeuvre eurent également à pâtir.
    Ce fut de n'avoir pu écrire, parce qu'il était Borges, le Livre qu'il aurait voulu écrire - parce qu'il était Borges. Il fallait, en effet, être Borges, Jorge Luis, homme de lettres argentin, épris de lecture et pétri de culture, pour former l'idée d'un Livre total, nécessaire et infini, Livre des livres ou Livre absolu, qui contiendrait tous les livres et qui serait le Monde. Et il suffisait d'être Jorge Luis Borges, individu, fini, accidentel et fortuit, pour être radicalement empêché d'écrire.
    C'est de cela qu'il souffrait lorsqu'il se plaignait du " malheur " d'être Borges, lorsqu'il disait sa lassitude d'être toujours celui qu'il était, lorsqu'il exprimait son espoir que, au moins, la mort mettrait un terme pour lui au fait d'être Borges. C'est la finitude et le négatif de son identité singulière qu'il déplorait, car c'est cela qui lui interdisait d'être, pour écrire l'oeuvre dont il rêvait, et devenir, en l'écrivant, le véritable et suprême Hacedor, l'impersonnel et intemporel auteur de l'impossible Livre absolu.
    Ce " Qui suis-je " Borges montre que les ouvrages qu'il écrivit sont la solution fictive apportée par l'auteur à l'insoluble problème de l'homme. Non sans humour, toutefois, car le grand écrivain argentin, lucide et toujours clairvoyant, en dépit de sa cécité, se plaisait parfois à déconcerter, voire à mystifier, ses lecteurs.

  • Benoit

    Jean-Paul Török

    Célèbres, peu d'écrivains le furent de leur vivant autant que ce maître du roman romanesque.
    Romancier fécond lu dans le monde entier, académicien couvert d'honneurs, ambassadeur itinérant de la littérature française, seuls Jules Verne ou Alexandre Dumas pourraient lui disputer sa gloire. En son temps, seuls quelques happy few -Léon Daudet, Edmond Jaloux, Paul Morand - surent déceler sous le masque du romancier à succès un écrivain secret, rare et confidentiel; à côté des romans exotiques aux paysages enchanteurs, peuplés d'héroïnes fabuleuses, des oeuvres intérieures, profondes, mystérieuses, plongeant leurs racines dans le terroir et dans l'opacité de l'être humain.
    Ce Benoît (Qui suis-je ?) présente cet homme de lettres loué pour son "professionnalisme" comme le conteur habile et captivant qu'il fut, le probe artisan de l'écriture, mais aussi comme le poète épris de symbolisme, l'adulateur ambigu du "sublime génie féminin", l'admirable peintre des paysages naturels et des paysages de l'âme. Peu de personnalités sont aussi ambivalentes et complexes que celle de ce bon vivant, " charmant garçon" et fin gastronome, porté par une nature douloureuse au pessimisme et à la misanthropie - grand voyageur enraciné dans son terroir, maurrassien fasciné par l'Allemagne.
    Ce " confectionneur de romans de gare", doté d'une immense culture littéraire, a écrit, mine de rien, quelques uns des plus beaux romans de notre langue.

  • Hamsun

    Michel d' Urance

    Prix Nobel 1920, Knut Hamsun est considéré comme l'un des plus grands écrivains qui aient existé. Il fut admiré par des esprits aussi divers qu'Ernest Hemingway, Henry Miller, Franz Kafka et H. G. Wells. Dans son oeuvre, il a créé un "héros archétypal" qui a représenté son époque mieux que tout : le vagabond. Dans La Faim, Mystères, Pan, ce vagabond est un homme de l'errance, seul contre la société, un personnage de valeur nietzschéenne, de pouvoir nordique, de puissance païenne. C'est le héros nouveau d'une époque nouvelle. Ce vagabond est un "solitaire soldat de sa vie". Il va connaître, comme Hamsun lui-même, bien des tribulations et des aventures, dans une existence toujours inspirée de l'ode à la nature, du goût du voyage, de la compagnie des femmes et de la fidélité au rêve. Errance, désespoir, extase, amour: comme l'immortel songe d'un songe, entre fjords et fjelds, l'éternel emblème du Nord se dresse, avec l'oeuvre de Hamsun, comme une "lune d'encre", symbole immense, signe aigu de vérité au coeur de la littérature mensongère d'un temps de mensonge. Ce "Qui suis-je?" Hamsun , à l'expression poétique et littéraire, constitue le seul essai disponible en français sur le grand Norvégien ; il apporte une biographie totale et une étude approfondie de toute l'oeuvre de l'extraordinaire romancier. L'engagement de ce "maître d'aristocratie et d'errance" auprès de l'Allemagne pendant la Deuxième Guerre mondiale, pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec l'antisémitisme, est ici traité dans un chapitre qui fait toute la lumière.

  • à chaque page vous trouverez une pensée qui retiendra votre attention, qu'elle soit pertinente ou impertinente, drôle, loufoque...
    Ou absurde. ces citations expriment tout ce que les enfants peuvent susciter en vous : émerveillement, tendresse, pitié, amusement, agacement, cynisme, férocité...

  • Le 26 février 2007, par le biais d'une conférence de presse à la bibliothèque publique de new york, james cameron (le réalisateur du film titanic) annonçait avoir découvert la tombe du christ.
    Assurant la promotion d'un documentaire produit par ses soins, le cinéaste faisait référence à l'exhumation, à jérusalem, dans les années 1980, de plusieurs ossuaires portant, pour l'un, le nom de jésus, et, pour ceux l'entourant, des patronymes associés au messie, comme marie ou joseph... aussitôt débattue, l'annonce a fait le tour de la planète et suscité de vives réactions, notamment des milieux religieux, qui, après le da vinci code, ont vu là une nouvelle attaque contre la foi chrétienne.
    Reposant sur la même question, la tombe perdue, fruit de plusieurs années de recherches en bibliothèque comme sur le terrain, apporte une réponse plus surprenante encore que le documentaire évoqué. s'il est certain, pour l'auteur, que jésus n'est pas ressuscité au sens où l'entend l'eglise et, si le christ a donc bien eu une tombe, celle-ci ne serait pas à chercher en israël, mais dans le sud de la france...
    L'affirmation a de quoi surprendre. les nombreux documents historiques rassemblés dans le présent ouvrage, afin d'essayer de percer un mystère vieux de 2000 ans, permettront toutefois à chacun de se faire une idée sur la question.

  • Minceur

    Jean Fabre

    L'excès de poids prend, aujourd'hui, une extension mondiale sans précédent.
    Inquiétant phénomène de société, la graisse envahissante fait de ses victimes des proies faciles pour les maladies les plus graves (hypertension, diabète, infarctus, cancer).
    Pourquoi grossit-on ? comment se débarrasser des masses adipeuses ? que faire pour maigrir durablement, sans fatigue, en conservant les plaisirs de la table et de la convivialité ?
    Ce b. a-ba de la minceur répond avec clarté à toutes les questions que vous vous posez sur la meilleure manière de perdre du poids.
    Il fait le point sur les "pièges à graisse", sur l'origine exacte des kilos en trop, en vous disant tout sur la bonne manière de les éliminer.
    Maigrir, en effet, doit rester un bonheur, ne pas devenir une souffrance : les diètes trop rigoureuses, si elles font vite perdre quelques kilos, provoquent fatigue, carences, frustrations, avec, bientôt, le retour à une alimentation anarchique et surabondante.

    Maigrir, oui! mais pas à n'importe quel prix, pas en compromettant sa santé, pas en s'imposant des régimes de famine qui conduisent droit à l'échec.
    Attentives à leur silhouette, beaucoup de femmes ont aujourd'hui toutes les peines du monde à garder la ligne. ce livre est aussi fait pour elles : même s'ils ne sont pas assez étendus pour mettre en danger leur santé physique, rondeurs et capitons de cellulite ne doivent pas être pris à la légère.
    La disgrâce esthétique peut être source de complexes, faisant craindre le regard des autres, à la plage, à la piscine, dans la rue, l'été.

    Maigrir et rester mince : pour beaucoup, c'est un rêve. ces pages vous aideront à en faire une belle réalité.

  • Poulet

    Delaunois

    L'histoire de Robert Poulet est celle d'un écrivain, originaire de Belgique, dont la qualité a été jugée à l'aune de ses convictions politiques. En ce sens, son cas est exemplaire : il a été ostracisé, exclu de la Cité pour avoir voulu la servir, alors qu'il eût pu se contenter de vivre, avec bonheur, pour l'art et la beauté... A l'été 1940, Robert Poulet, alors brillant journaliste et romancier réputé, choisit de prôner le moindre mal : une collaboration modérée, d'esprit national, avec l'occupant allemand, dont il pensait, erronément mais de bonne foi, qu'il gagnerait la guerre. Son retrait de la mêlée, en 1943, ne l'empêche pas d'être condamné à mort à la Libération. Mais ses révélations au sujet de contacts avec un des conseillers du roi Léopold III vont lui sauver la vie, de justesse : il affirme avoir mené la politique que le monarque souhaitait qu'il menât. L'affaire, pleine de zones d'ombre, fait grand bruit. En 1951, contraint de s'exiler, il s'installe près de Paris. Là, il repart de zéro et reconstruit peu à peu sa réputation littéraire, à coups d'essais, de pamphlets, de romans et de critiques. Son talent, reconnu par les Chardonne, Morand ou autres Céline, ne laisse pas indifférent. Sur proposition de l'Académie française, l'ensemble de son oeuvre sera couronné. Les Belges continueront pourtant de l'ignorer cordialement en raison de son passé politique. Dans ce " Qui suis je ? " Poulet. derrière l'écrivain, témoin privilégié de son temps, l'auteur a cherché l'homme et nous livre, à travers cette étude d'un destin particulier, une exploration sensible des drames intellectuels de l'entre-deux-guerres et de l'Occupation.

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