Payot

  • Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • Certains sont invulnérables à la dépression, et d'autres sombrent. Pourquoi ? Le nouvel essai de J.-D. Nasio s'attache au rôle des illusions dans notre vie, offre une explication neuve et originale de la dépression, et montre comment, une fois guéri, s'ouvrir à une nouvelle manière de s'aimer et d'aimer les autres.

  • Les femmes ? Elles sont depuis le début le moteur de la psychanalyse : elles ont fait son histoire aussi bien en étant étudiées par elle qu'en tant que théoriciennes, créatrices, penseuses ; fougueuses, parfois excessives, pleines de feu, elles ont refusé de se couler dans la norme et les assignations liées à leur sexe. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en une cinquantaine de courts chapitres, la relation de la psychanalyse au sexe et à l'amour. En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique-t-elle ce qu'est une femme libre ? Peut-on désirer sans dominer, contrairement à ce que fit Jung avec Sabina Spielrein ? Pourquoi certains, comme Victor Tausk, se suicident-ils au moment où l'amour entre dans leur vie ? Comment en venons-nous à haïr notre conjoint, comme Winnicott avec sa femme ? Que faire quand, comme la Lol V. Stein de Duras relue par Lacan, la jalousie nous crucifie ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Wool, Keynes et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester l'analysant(e) de la personne avec qui l'on vit une grande histoire d'amour, comme Catherine Millot et Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

  • Déméter ne se consolait pas du deuil de sa fille Perséphone. Un jour, sa servante Baubo, se plaça devant elle, souleva ses jupes et exhiba sa propre vulve. Déméter se mit à rire, sortit de sa dépression, récupéra désir et envie de vivre. Cet épisode énigmatique de la mythologie grecque fascinait Georges Devereux. Quel sens lui donner ? Que révèle-t-il de la féminité intime de la femme ? Pendant trente ans, il y a réfléchi, amassant une prodigieuse quantité d'informations de toutes les époques et de toutes les cultures. Résultat, ce livre étonnant, où le pionnier de l'ethnopsychanalyse explore la différence des sexes, les capacités orgasmiques, la beauté ou la laideur du sexe de la femme, le désir chez l'homme d'avoir une vulve et un vagin, ou encore le vécu des amants à l'instant précis où l'orgasme se déclenche. Ce texte est suivi de "Parallèle entre des mythes et une obsession visuelle" (Sigmund Freud) et de "La nudité comme moyen d'intimidation" (Sandor Ferenczi).

  • Si Freud a découvert l'inconscient, c'est Anna O. qui a inventé la cure par la parole. La première et la plus célèbre des hystériques de la psychanalyse s'appelait en réalité Bertha Pappenheim. Elle avait 21 ans et se sentait atrocement coupable de ne pas savoir guérir son père malade. Elle voyait en hallucination des serpents, avait des absences, se cognait parfois la tête contre les murs, et oubliait sa langue maternelle. Son cas, raconté par Josef Breuer, qui fut son thérapeute de 1880 à 1882, est l'un des mythes fondateurs de la psychanalyse. S'y mêlent l'hypnose, la remémoration des souvenirs inconscients, les résistances, le transfert et la catharsis. Depuis sa publication dans les Études sur l'hystérie, il n'a cessé d'être commenté. Roman des origines, tout n'y est pas vrai, mais l'essentiel est peut-être ailleurs, dans le destin même de son héroïne, si intelligente, énergique, séduisante, qui sut changer et, par l'écriture et ses combats humanitaires et féministes, trouver sa liberté.

  • A partir de 6 cas cliniques, dont celui de sa propre fille Anna, Freud montre comment les enfants ont des fantasmes. Un texte célèbre dont Lacan s'est emparé pour élaboré son approche de l'angoisse.

  • Mémoire et répétition : ce nouveau recueil de Freud traite de deux thèmes centraux à la psychanalyse. Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, les mêmes actes ? Comment cette même compulsion à la répétition peut-elle nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qu'elle semble pourtant dessiner ? Ce recueil complète Anna O. et contient notamment le célèbre essai « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), ainsi que « Sur les souvenirs-écrans » (1899) et « Note sur le "bloc magique" » (1925).

  • Tapis en nous, prêts à surgir, impossibles à éviter, le transfert et son double, le contre-transfert, sont le moteur de la psychanalyse et, au-delà, des relations humaines. Ce livre regroupe les plus célèbres textes de Freud à leur sujet : « À propos de la psychanalyse "sauvage" », « Sur la dynamique de transfert », « Conseils au médecin », « Sur l'introduction du traitement », et « Remarques sur l'amour de transfert ». Ils parlent des émotions du passé, de sentiments amoureux, d'intimité psychique, du pouvoir des médecins, mais aussi de violence faite à l'autre, de peur de l'abandon, de manipulation et de haine.

  • Pourquoi l'individu change-t-il dès qu'il entre dans un groupe ? Qu'est-ce qu'un leader et comment la foule se laisse-t-elle diriger ? Publié en 1921, ce texte fondamental, qui scelle la rencontre de la psychanalyse et de la psychologie sociale, est à l'origine, avec Au-delà du principe de plaisir (1920) et Le Moi et le ça (1923), une manière radicalement nouvelle de penser le fonctionnement du psychisme humain. Les principaux thèmes en sont le narcissisme et l'identification, la pulsion grégaire et l'hypnose, l'idéalisation et l'état amoureux. Il est suivi pour la présente édition de Psychologie des foules (1895), célèbre essai de Gustave Le Bon sur lequel Freud s'appuie pour bâtir sa théorie.

  • Nous avons tous une part d'ombre, un autre que soi contre lequel il faut lutter. Mais de qui ou de quoi avons-nous vraiment peur ? Deux essais classiques de l'un des pionniers de la psychanalyse, au croisement de la psychanalyse et de la littérature, sur la peur de la mort et la croyance en l'immortalité, le sentiment de culpabilité et la crainte de soi. "Le Double" (1914) étudie à partir de la littérature le dédoublement de la personnalité, le mythe du jumeau, la croyance en l'immortalité du moi. "Don Juan" (1922) analyse, à partir de réflexions sur le Don Giovanni de Mozart, la série de ses incarnations artistiques.

  • Pour comprendre les troubles de l'humeur, il existe trois auteurs fondamentaux : Melanie Klein et sa théorie de la position dépressive, Sigmund Freud et son classique essai Deuil et mélancolie, et Karl Abraham qui, en 1911, fut le premier à isoler la dépression dans une célèbre étude qu'il consacra au peintre italien Giovanni Segantini. C'est ce texte qui est ici publié avec deux autres articles importants sur la maladie maniacodépressive, qu'on appelle aujourd'hui les troubles bipolaires et dont Karl Abraham reste le grand spécialiste.

  • Nous vivons simultanément dans deux corps : le corps biologique et le corps érotique. L'un relève de l'inné ; c'est le corps biologique. A partir de lui se construit progressivement l'autre corps, le corps érotique, qui relève donc de l'acquis. Ce livre explique le processur par lequel le corps érotique se décolle peu à peu du corps biologique. De la qualité et de la progression de ce processus dépend l'avènement du corps érogène, qui est l'une des formes sous laquelle l'enfance est mémorisée dans l'adulte. Que se passe-t-il quand ce processus rencontre des obstacles qui le mettent en échec ? Une vulnérabilité du corps s'installe, qui peut se manifester par la formation de symptômes psychopathologiques, mais aussi par des aménagements défensifs réduisant la sensibilité à la souffrance (la sienne comme celle d'autrui), par exemple dans le cas des psychopathes. Peut-on alors, sur cette base, former une conception psychanalytique du sens moral ?

  • La psychanalyse, ça n'est pas feel good ou feel bad, c'est feel tout court. Et poser un peu de sens, tant que ça soulage. Comme psy comme ça est l'oeuvre de Mardi Noir, aka Emmanuelle Laurent, 34 ans, dont la chaîne YouTube dépoussière allègrement la psychanalyse. Les psy aiment son contenu impeccable et ses fans, éclectiques et fidèles, adorent son humour décalé, ses convictions et sa façon trash de parler de l'art d'inventer sa vie. Sexe, amour, créativité, normes sociales et liberté personnelle : qu'il s'agisse des phobiques poseurs de questions, des gens qui épient le bonheur des autres, des ados qui lancent à leur mère "Casse-toi de ma chambre", de la rivalité entre amis, ou des secrets de famille, Mardi Noir nous rappelle que la vie inconsciente est bien plus riche et drôle que notre monde obsédé par l'efficacité, l'utilité et la pensée positive. Bienvenue dans la psychanalyse !

  • Ce livre est au coeur des Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), il en constitue sa partie la plus essentielle, celle aussi qui a soulevé le plus de controverses. De nombreuses fois remanié par Freud au fur et à mesure de ses avancées théoriques (notamment sur la libido, les pulsions et le narcissisme), il n'a pas d'équivalent dans l'oeuvre de celui-ci et servira de base, quatre ans plus tard, à l'analyse du Petit Hans (1909).Son thème principal : avant quatre ans, l'enfant est un « pervers polymorphe », il a une sexualité et c'est normal ; la vie sexuelle de l'adulte, quant à elle, est le résultat de la manière dont la sexualité infantile s'est développée. Que signifie donc le suçotement des nourrissons ? Que recouvrent le plaisir et l'autoérotisme à cet âge ? Et pourquoi les adultes oublient-ils la sexualité de leur enfance ?

  • Psychologue français d'origine autrichienne, philosophe de formation, Paul Diel (1893-1972) a approfondi sa propre recherche sous l'influence des découvertes de Freud et d'Adler, travaillant notamment sur les rêves et les mythes. De son oeuvre, Einstein disait qu'elle était « un remède à l'instabilité éthique de notre époque ».
    L'apport fondamental de Diel a été l'immense travail de traduction de chaque image mythique et de l'ensemble des récits mythologiques en termes de fonctionnement psychique. Il l'exposera dans plusieurs livres : Le Symbolisme dans la mythologie grecque, Le Symbolisme dans la Bible, La Divinité, Le Symbolisme dans l'Évangile de Jean, tous publiés chez Payot en PBP.
    Les inédits présentés ici en condensent le sens d'une manière frappante. Ils proposent également d'autres exemples. Entre autres, la traduction du mythe de la Trinité, celle de l'histoire de Jonas, l'explication des miracles de Jésus.
    Dans ces textes très accessibles, Diel nous ouvre cette double voie de compréhension et d'émerveillement qui fut la sienne.

  • En février 1910, un jeune Russe de vingt-trois ans, Sergueï Pankejeff, vient consulter Freud. Il souffre d'une névrose extrêmement grave qui le handicape jusque dans les gestes les plus simples de la vie quotidienne. Sa cure, qui va durer plusieurs années, déchaînera la passion des psychanalystes et rendra ce patient immédiatement célèvre sous le nom de l'homme aux loups. Ecrit alors que Freud est en pleine rivalité avec Jung, ce livre est surtout l'analyse d'un des rêves les plus importants de l'histoire de la psychanalyse, qui débouche sur la thématique de la castration et sur la reconstitution magistrale d'une scène - réelle ou non - à laquelle Pankejeff, alors âgé de dix-huit mois, aurait assisté et que Freud nommera plus tard scène primitive : le coït de ses parents, événement incompréhensible sur le moment et source après coup d'une terreur archaïque...

  • L'ultime livre de la « psy de Charlie Hebdo », assassinée lors de la tuerie du 7 janvier. Pour pouvoir aimer l'autre et être aimé, il faut d'abord être capable de s'aimer soi-même. Un bréviaire anti-haine, pour ne plus vivre dans un monde "déshabité".

  • Aimée F. a 70 ans et le regard bleu très vif. Elle est drôle, délicieuse, menue, élégante. Ancienne institutrice, elle est mariée à un écrivain philosophe, un homme très doux et affectueux. Imprégnée d'amour et de foi, ouverte et gentille, elle n'est ni mystique, ni érotomane, ni paranoïaque. Mais elle entend des « voix ». Des oiseaux lui « parlent », la raillent, l'insultent, la harcèlent. Aimée mène contre ces voix une lutte épuisante. Pour sortir de ce cauchemar qui n'en finit pas, elle se décide à rencontrer un psy - mais à ses conditions à elle : devant Nicole Anquetil, elle sort de son sac une liasse de feuilles et se met à lui lire, séance après séance, le texte des Voix... Est-il anormal d'entendre des « voix » ? Peut-on les « déjouer » ? Un témoignage exceptionnel, d'une rare puissance, sur le sens de la folie, dans la lignée du Président Schreber de Freud et de l'Aimée de Lacan.

  • Comment puis-je être moi-même tout en accueillant l'autre ? Les êtres humains ont à la fois le besoin d'être reconnus et la capacité de reconnaître l'autre. Cette reconnaissance mutuelle, où l'identification joue un rôle important, est au coeur de l'intersubjectivité. Dans cette "oeuvre majeure" selon Ethel Spector Person, Jessica Benjamin poursuit sa réflexion théorique sur la construction de l'identité de genre, éclairant, à travers les thèmes de l'érotisme du transfert, de l'omni-potence de la mère ou des rapports père-fille, certains aspects cruciaux de l'amour, de la sexualité, de l'agressivité et de la pornographie.

  • Avec la sensibilité particulière qu'il avait à l'égard des souffrances de l'enfant, Ferenczi n'a eu de cesse de retrouver, enfoui dans l'adulte, l'enfant blessé, traumatisé qu'il a été. Comment le ramener dans la séance ? Comment l'entendre ? Comment le traiter ? Si Freud a révélé la part de l'infantile toujours active dans la vie psychique de l'adulte, c'est bien Ferenczi qui a développé cette idée jusque dans ses aboutissements les plus ultimes, montrant combien ces parties infantiles ne cessent d'orienter et d'animer l'existence.

  • En 1928, Wilhelm Reich écrivit un article sur " l'analyse caractérielle " qui constitua, on devait le reconnaître par la suite, le point de départ d'une nouvelle étape dans le développement de la psychanalyse. Celle-ci avait débuté par l'interprétation directe des symptômes du malade. Puis Freud avait entrepris de vaincre les résistances du malade. Enfin Reich démontra qu'entre autres résistances, il existait un groupe de résistances caractérielles. Il montra que le comportement et l'attitude du malade, sa " cuirasse " caractérologique, constituaient des repères déterminant tout l'univers passé de l'individu. Ainsi, l'attitude caractérielle présente de l'individu indiquait le moyen par lequel il était possible de sortir du contenu contradictoire de ce chaos psychique. En 1933, Reich publia sous forme de livre un exposé détaillé de sa méthode. Ce livre fut édité en allemand. Une deuxième édition en langue anglaise, en 1945, allait plus loin puisqu'elle confirmait le lien inévitable entre la psychologie des profondeurs et la biologie, comme l'avait prévu Freud. Dans la troisième édition, revue et augmentée en 1949, le texte original de L'Analyse caractérielle est reproduit intégralement. Une partie supplémentaire a été ajoutée, qui expose les dernières découvertes de Reich. L'étude du caractère de Reich entreprit ultérieurement lui permit d'expliquer les fondements biologiques de la névrose et des biopathies, et il en arriva ainsi à la découverte de l'énergie d'orgone cosmique qui existe dans l'organisme vivant en tant qu'énergie spécifiquement biologique. En exposant de manière dramatique et émouvante le cas du premier schizophrène jamais traité par l'orgonthérapie, l'étude de Reich éclaire de façon révolutionnaire l'un des problèmes les plus ardus de la psychiatrie : la schizophrénie. " Pour la première fois dans l'histoire de la médecine, la peste émotionnelle qui prend racine et se trouve alimentée par la crainte de sensations organiques a trouvé un adversaire médical. Nous estimons que tel est notre devoir : permettre à l'animal humain d'accepter en lui-même la nature, de cesser de fuir et de jouir de ce dont il a actuellement si peur " (Wilhelm Reich). L'Analyse caractérielle quitte donc le domaine de la psychologie pour se ranger parmi les sciences naturelles en tant que biophysique d'orgone. °Par l'analyse de la névrose dans son action sociale sous la forme de ce que Reich appelle la " peste émotionnelle ", on parvient à mieux comprendre une grande partie du contexte social.

  • La folie, on en parle beaucoup.
    On la scrute, on la mesure, on prétend la soigner, parfois même la guérir. mais la santé mentale ? nous la chérissons, mais savons-nous vraiment ce qu'elle est ? pourquoi désirons-nous tellement être des individus " normaux ", sains d'esprit ? un peu de folie n'est-il pas nécessaire à une vie familiale accomplie, une activité professionnelle réussie, une sexualité épanouie ?.

  • Voici une évidence : tous les parents veulent que leurs enfants réussissent. Et voici la réalité : un grand nombre d'entre eux leur mettent inconsciemment des bâtons dans les roues ! Et ils le font dès que les enfants choisissent une voie qui les écartent des modèles familiaux. Comment ces parents s'y prennent-ils donc pour empêcher leurs enfants de s'épanouir ? Comment les enfants parviennent-ils malgré tout à « se réaliser » ? Et quelle sorte d'adultes deviennent-ils ? Un petit livre incisif, personnel et décomplexé sur l'art d'échapper à sa famille pour devenir soi-même, dans lequel beaucoup de monde pourra se reconnaître.

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