FeniXX réédition numérique (Glénat)

  • Pour tout savoir sur les nouvelles télévisions locales câblées.

  • Ce texte sensible et prenant est tout à la fois un livre de mer, une réflexion et un exorcisme. Il parle de l'océan, du voyage, de l'amour, de la vie et de ce que l'on en fait. Après treize années de navigation, dont sept ans de tour du monde à la voile, Danièle Romatet a voulu dire la difficulté du retour lorsque l'on s'est engagé corps et âme dans une passion, quelle qu'elle soit. Nombre de voyageurs connaissent cette souffrance de l'« atterrissage », quand il s'agit de renouer avec le quotidien, le point de départ. Comment alors ne pas se sentir enfermé dans la banalité, l'immobilité ? Le témoignage de Danièle Romatet vaut pour tous ceux qui ont un jour « largué les amarres ». Elle dépeint avec force et poésie les paysages de la nature comme ceux du coeur et de l'esprit. Elle nous embarque dans son aventure et nous invite dans ses décors avec tant de talent que l'on croirait lire un roman.

  • Inspiré de la conquête des îles Fortunées (les Canaries) en 1402 par Jean de Béthencourt et Gadifer de la Salle, ce roman d'aventures nous entraîne dans le sillage d'Isabelle « la Canarienne » qui revient sur son île en qualité d'interprète auprès des Français. L'esclave affranchie se retrouve tiraillée entre les Guanches, son peuple à la société primitive, et les conquérants arrivés à bord de nefs, vêtus de fer, brandissant la croix, et parmi lesquels elle rencontre l'amour. Faits d'armes, trahisons, querelles entre Gascons et Normands, cruautés et passions sont prétexte à découvrir, jusque dans le langage employé, la civilisation guanche disparue et les moeurs féodales. « Jadis, l'existence était belle. Nos pères nous le contaient. Puis il y a eu les vaisseaux, les hommes fer-vêtus. Depuis, la crainte est entrée en nous tous. Nous ne sommes que quelques grains d'orge devant eux. Layna m'a affirmé qu'ils recouvraient le monde et qu'après leur mort, ils sillonnaient le ciel avec leur Dieu du Paradis. Elle m'a affirmé aussi qu'ils étaient si nombreux qu'ils parlaient mille langues et que leurs armes étaient si puissantes qu'elles transperçaient les nuages ! [...] Si nous ne cédons pas, nous perdrons tout. La richesse de notre culture. Notre identité. Alors, va vers Layna. Elle sait ce que nous ignorons encore. Elle connaît l'avenir de notre peuple. Ses yeux grouillent de la beauté et de la cruauté du monde. Si elle t'aime ou si elle peut t'aimer, elle te le dira. Ne t'inquiète pas pour Téguise. Elle est belle, grasse, prête à rendre un époux heureux. »

  • Au coeur de la jungle. la plus inextricable qui soit, celle du Zaïre et de l'Ouganda, s'élèvent les légendaires « Montagnes de la Lune » où les glaciers du Ruwenzori donnent naissance aux sources du Nil. Pierrine et Simon, un jeune couple d'alpinistes explorateurs, entreprennent l'ascension du point culminant, le pic Stanley, à plus de cinq mille mètres. Mais l'expédition se changera en fuite vers le Soudan... Massacres des populations et des éléphants par les pillards d'Idi Amin Dada, traversée du territoire des gorilles de montagne, cataclysme sismique, éruption du Nyragongo, errances dans la forêt équatoriale, escalades des parois de rocs gluants et des surplombs de glace, seront autant de découvertes, de pièges et d'obstacles à surmonter... Au même moment, à Chamonix, un guide de haute montagne connu, le père de Pierrine, part pour ce qui sera sa dernière course... L'histoire de sa vie et de son agonie se mêle au récit de l'expédition africaine et influe étrangement sur les sentiments et les comportements de Pierrine. Au-delà de l'aventure, Bernard Germain raconte les mystères de l'Afrique et ceux qui poussent les hommes à vouloir gravir les montagnes. Il nous emporte dans ce voyage initiatique et luxuriant pour nous offrir une belle allégorie : l'homme parviendra-t-il, à l'image des phasmes, ces insectes mimétiques, à se fondre dans la nature et à y vivre d'harmonie et d'amour ? Comme eux, trouvera-t-il en lui-même, et en l'Autre, le pouvoir de panser ses plaies physiques et morales ?

  • Sous le vent des conquérants, Yves Pestel a mis « Cap à l'Ouest ». Après un tour du monde en solitaire et une expédition dans les eaux froides de l'Atlantique Nord, il suit ici, à bord du Spica, son fidèle voilier de neuf mètres, les Vikings en Islande et au Groenland ; il découvre l'Amérique avec Erik le Rouge ; il retrouve les traces de la prohibition à Saint-Pierre-et-Miquelon ; il remonte le Saint-Laurent jusqu'aux Grands Lacs dans le sillage de Jacques Cartier et Cavelier de La Salle et parcourt enfin le Mississipi jusqu'à La Nouvelle Orléans... Et le voyage du Spica se confond étrangement avec le récit des aventures des grands conquérants, par la magie de la plume d'Yves Pestel dont le charme nous emporte, des sagas au blues.

empty