Michel Lagarde

  • William Heath Robinson (1872-1944) est considéré comme l'un des plus grands illustrateurs anglais de la première moitié du 20e siècle. Son oeuvre foisonnante, dans le domaine public depuis 2019, n'a jamais été traduite en France, nous avons adapté l'un de ses chefs d'oeuvre "How to live in a flat" (texte original de KRG Browne) daté de 1937 avec un texte inédit de Jean-Luc Coudray sur les joies du confinement dans un appartement, nous avons confié la mise en couleurs à Isabelle Merlet , l'une des plus fine coloriste de l'époque et l'adaptation graphique à Philippe Poirier un graphiste esthète et grand spécialiste des illustrateurs de l'âge d'or anglo-saxons (et à l'initiative d'une première collection parue aux éditions des Moutons électriques).
    /> L'éditeur a souhaité réunir ces trois talents , dont l'esprit facétieux se marie parfaitement avec l'humour anglais et le non-sense de WHR et dont la thématique du livre résonne étonnamment avec l'actualité.

  • En 1965, un peu plus de cent années s'étaient écoulées de- puis le rattachement de Belleville à Paris. Pressentant peut-être les bouleversements à venir, c'est cette année-là qu'un bellevillois a voulu prendre quelques photos de son quartier. Dessinateur industriel, il habitait au 31 du boulevard de la Villette. Sa femme était relieuse dans une imprimerie au numéro 56. Leur fils venait de naître. Sans doute pour marquer l'évènement, Jean-Baptiste de Baudouin (c'est le nom du photographe) fit l'acquisitions de plusieurs pellicules couleurs.
    A l'exception de quelques photos de Henri Guérard ou de Willy Ronis, les clichés de Belleville en couleurs étaient extrêmement rares à cette époque. C'est ainsi que Jean-Baptiste de Baudouin, au gré de ses promenades entre Belleville et République, put saisir les premiers immeubles que l'on murait, les ruelles qui allaient disparaitre, et une vie de quartier qui touchait à sa fin. Patrick Marsaud présente depuis quelques années, chaque dimanche sur Facebook, une sélection d'images et de textes inédits autour de l'histoire de Paris.
    Cette série d'articles est commentée et partagée par une communauté de passionnés de plus en plus importante, certaines séries de photos ayant connu un grand succès et un partage de plus en plus important. La rencontre entre Patrick Marsaud et l'éditeur Michel Lagarde s'est faite autour des photos de Jean-Baptiste de Baudouin, photographe amateur ayant capté l'atmosphère unique du Belleville des années 1960.

  • Ce livre est né d'une rencontre. Patrick Marsaud été contacté mi-novembre par l'éditeur Michel Lagarde, qui lui a proposé de réaliser le texte d'un recueil d'illustrations de Jean Lébédeff, dont il avait fait l'acquisition lors d'une vente aux enchères, il y a 4 ans. Jean Lébédeff est considéré comme l'un des plus importants graveurs en bois du siècle dernier. Ces dessins montrent des vues d'un livre " Le Vieux Paris ", que Lébédeff préparait à la fin des années 1930, et qui n'a jamais vu le jour.
    Tous les personnages du livre ont existé. Certains se sont effectivement rencontrés. Le reste est né dans l'imagination de l'auteur. Paris est bien sûr au coeur de ce récit. Un Paris de 1936, avec de vieux cafés, d'anciens autobus, des artisans, des immeubles disparus, et les Halles évidemment. " Le Faussaire " comprend 35 illustrations en couleurs de Paris, quelques esquisses tirées d'un carnet préparatoire, et plusieurs autres dessins."

  • L'homme en pièces

    Marion Fayolle

    "Posons : "un homme qui fond".
    De quoi peut-il être fait ? De glace... Pas une bonne piste, pas cette lois. De cire? C'est mieux. Marion Fayolle esquisse l'homme de cire, c'est un homme bougie, elle dessine une mèche, puis un briquet. Pas idéal, le briquet. Elle refait une allumette. Allumette, allumé, allumeuse, le second personnage du récit vient de naître, il est formidable, ce sera une allumeuse".

  • Ce livre propose de redécouvrir un groupe d'artistes, réuni au lendemain de la Grande Guerre par Gus Bofa, Jean-Gabriel Daragnès, Charles Malexis et Pierre Mac Orlan, pour libérer le dessin du ghetto de la presse humoristique.

    De 1920 à 1930, le Salon de l'Araignée, réfractaire aux règles du monde de l'art, permet aux dessinateurs épris d'indépendance de montrer en toute liberté leurs recherches personnelles, de créer leur vision de la réalité et de chercher la vérité au- delà des apparences du quotidien.

    Ils ont su profiter de la vogue du livre illustré tout au long des Années folles, et du débouché nouveau, qui leur était offert, loin des contraintes de la presse ou de la publicité, pour faire du dessin une écriture à part entière, capable de tout raconter, tout exprimer.

    Rejetés par le monde de l'art et les tenants des avant-gardes, ils sont aujourd'hui à peu près oubliés. Ils demeurent, pourtant, d'une surprenante modernité et apparaissent comme les précurseurs de dessinateurs tels Blutch, Avril, Floc'h ou Nicolas de Crécy.

  • The parisianer

    Collectif

    The Parisianer c'est l'idée d'un journal imaginaire dédié à l'illustration et guidé par l'excellence de son illustre cousin américain The New-Yorker, ce journal que nous avons tous en tête et rêverions de trouver en kiosque. Pour ce projet ambitieux et original, l'association La Lettre P a fait appel au meilleur de la jeune garde de l'illustra-tion française et Européenne pour sublimer Paris.
    108 illustrateurs, artistes et auteurs de bande dessinée ont été conviés, parmi eux : François Avril, Charles Berbérian, Marc Boutavant, Marion Fayolle, Icinori, Jean Jul-lien, Yann Kebbi, Vincent Pianina, Aude Picault, Ruppert & Mulot, Anne Simon, Quen-tin Vijoux.

  • « Un coin sur la table de la cuisine, quelques tubes de gouache, un pinceau et un petit carnet, la légèreté du procédé m'a tout de suite ravi. Elle m'a rappelé mon enfance, le bonheur d'arriver à évoquer une ville dans la nuit avec quelques taches colorées sur un fond noir velouté. Ça m'a pris il y a quelques mois, l'envie d'échapper aux habitudes acquises, l'envie illusoire de recommencer, de repartir à zéro. De fil en aiguille, j'ai vite retrouvé mes amours anciennes, l'anatomie, la couleur, le portrait, les formes végétales, les objets, le goût de l'inventaire, comme une mise à plat en quelque sorte. Je me souviens, aux Beaux-Arts, de ma professeure de couleurs à l'anatomie généreuse. Son exercice favori et quelque peu sadique était de faire faire à ses élèves un grand dessin à la gouache, fait de 50 nuances de gris. J'y ai passé de longues heures d'ennui. J'ai mis longtemps à m'en remettre. Les cent gouaches qui suivent sont comme une sorte d'exorcisme... » À l'occasion de l'exposition de Martin Jarrie à la galerie Treize-dix, ce catalogue de 128 pages regroupe l'ensemble des « 100 gouaches » qui ont été exposées.

  • Peintre, reporter, dessinateur, graveur, illustrateur, Chas Laborde (1886-1941) a traversé le XXe siècle en contemplant choses et gens de son oeil doucement implacable en en fixant, selon la formule de Mac Orlan « le désordre contemporain en des images conçues en prise directe sur les mouvements de la rue, des mouvements combinés à la fois secrets et publics. » Ce livre présente l'oeuvre et le parcours de Chas Laborde pendant l'entredeux-guerres, à travers ses très nombreux voyages, en reprenant les meilleures images de sa série de portfolios des villes où celui-ci s'est rendu : Paris, Londres, New York et Berlin ; une seconde partie, composée à l'époque de deux fascicules, est consacrée à ses voyages à Madrid et Moscou.

  • Gazul club

    Patrice Leconte


    'quand j'étais enfant, je ne rêvais que de cinéma.
    et je rêvais de dessin aussi. je suis, comme on dit, monté à paris, et j'ai fait une école de cinéma. mais je continuais à dessiner. et je lisais pilote. j'ai écrit à gotlib, qui m'a répondu, qui a regardé mes dessins, qui les a montrés à rené goscinny, qui les a aimés, qui m'a fait venir au journal, qui m'a trouvé sympathique, qui a publié mes dessins, qui m'a encouragé à continuer, ce que j'ai fait.
    pendant cinq ans. de 1970 à 1975. j'étais heureux. et puis j'ai tourné mon premier film, et c'est à ce moment là que tout a commencé à dérailler, parce que je n'ai plus fait que ça, des films, et que j'ai arrêté la bande dessinée. aujourd'hui, ce sont quelques unes de ces pages, vieilles de 30 ans, mais charmantes et autodidactes, qui ressortent du grenier, et ça me fait tout drôle. souvenirs, souvenirs.


  • Depuis plus de trente ans, Ronald Curchod apporte sa collaboration graphique aux milieux culturels et artis-tiques dans toute leur diversité. Ses affiches font bien plus qu'annoncer un événement, elles créent l'événe-ment ! Apportant une identité visuelle à des institutions, des théâtres, des festivals de musique, de cinéma, elles sont attendues à chaque nouvelle saison. Inventeur de formes à l'imagination féconde, il est l'auteur d'un uni-vers fantasmagorique habité de créatures irréelles, plus tout à fait humaines, souvent animales, parfois hybrides.
    Ses apparitions en région ne font pas de Ronald Cur-chod un affichiste régional : les nombreux prix reçus lors des biennales internationales d'affiches comme sa qualité de membre de l'AGI (Alliance graphique interna-tionale) prouvent son appartenance au cercle des plus grands affichistes à travers le monde. Il a eu d'ailleurs l'occasion d'exposer son travail en France, en Chine, en Indonésie ou encore au Brésil.
    À travers une sélection de créations originales, ce livre accompagne un ensemble d'expositions produites par le Centre de l'Affiche en partenariat avec Picto-Toulouse, le Ring/Théâtre 2 l'Acte, le Collectif IPN et l'espace Job.

  • Un garçon s'apprête à manger une soupe au pois quand une mouche tombe dans son bol fumant ! Face à cette frustration, il recourt à son imagination débridée pour convoquer diffé-rents animaux, toujours plus gros et plus voraces. Araignée, chat, lion. s'installent l'un après l'autre dans son bol, jusqu'à ce que le héros décide de les effrayer par ses propres moyens.

  • Terry reçoit un coup de téléphone. Sa mère est morte. Après de longues années d'un inexplicable silence, il retourne dans son village natal pour les funérailles, comme si ce malheur seul pouvait l'y contraindre. Ce retour le confronte à ses souvenirs, aux douleurs liées à sa jeunesse. Visions et cauchemars resurgissent, sans que Terry puisse faire tout de suite la part des choses, comme si l'amnésie l'avait frappé jusque-là pour échapper à une redoutable culpabilité - au prix d'une profonde mélancolie.
    En suivant pas à pas son personnage, en lisant dans ses pensées, Lisa Zordan dissipe les brumes accumulées. La vérité est atroce. Sa révélation nécessaire.
    Les manifestations des fantômes, le jeu des couleurs, le contraste des saisons, des époques, des paysages, participent pleinement à la dramaturgie jusqu'à ce que Terry puisse enfin marcher « les pieds nus dans les ronces ».

  • Quand l'été est fini, il faut bien reprendre le chemin de l'école.
    Fini de jouer, il faut faire les courses pour acheter les fournitures scolaires ; et c'est le ventre serré que l'on s'endort la veille de la rentrée...

  • Michel Guire´-Vaka (1936-2015) a travaille´ pour la publicite´, la presse internationale et pour l'e´dition jeunesse.
    Il fut aussi enseignant, dessinateur et peintre. Cette premie`re monographie, e´tablie avec les meilleurs spe´cialistes de son oeuvre, contribue a` remettre en lumie`re l'art de ce merveilleux sculpteur d'images.

  • L'Ours, le chat et le lapin commencent leur voyage à travers une forêt étrange et mystérieuse. Ne vous laissez pas tromper par le charme inno-cent d'animaux anthropomorphes. Ce ne sont pas des personnages de contes de fées mais plutôt inspirés directement du manga japonais ! Chacun a une personnalité excentrique et tordue. L'ours est un leader qui ne tolère pas la désobéissance ; le lapin, blagueur, est assez habile pour cacher ses véritables intentions ; quant au chat, maladroit, il trouve son réconfort grâce à sa bouteille inséparable.
    Librement inspiré d'un conte polonais, ce premier livre d'un couple polonais a remporté le Prix 2011 pour la meilleure bande-dessinée du Musée de l'Insurrection de Varsovie ! Il nous entraîne sur des territoires inconnus ou la narration quasimuette de Michal Rostocki, se met au service des gouaches de Maria Rostocka. Envoûtant de beauté, c'est un vrai plaisir pour les yeux.

  • Monsieur Horizontal et Madame Vertical est la première oeuvre de l'illustratrice Olimpia Zagnoli et de Noémie Révah qui en signe le texte. L'inspiration première est venue d'une photographie noir et blanc de René Maltête, sur laquelle on aperçoit un couple portant des tee-shirts rayés, à l'horizontal pour l'un, à la verticale pour l'autre. Le couple est accompagné d'un enfant qui porte un tee-shirt à quadrillage. Cette photographie a inspiré l'histoire et en constitue la chute. L'autre principale inspiration est l'artiste André François.
    L'idée première du livre était donc d'illustrer l'horizontalité et la verticalité, de jouer graphiquement avec ces deux notions.
    Le choix d'Olimpia Zagnoli, jeune illustratrice italienne, pour collaborer à cet ouvrage, a été évident. Son univers, ses images ludiques, graphiques et colorées, son inventivité et son esprit peuvent s'adresser à un jeune public. La musicalité du texte est importante car les enfants aiment qu'on leur relise toujours les mêmes histoires.
    Le livre est une sorte de comptine, l'accumulation des énoncés donne le rythme, le leitmotiv du livre. Il s'inscrit dans une filiation qui va de Bruno Munari à Léo Lioni en passant par les livres d'Ann et Paul Rand à l'écriture et au graphisme intemporel.

  • Le livre Charles Martin, Féerie pour une grande guerre propose la réédition de deux ouvrages de Charles Martin :
    Sous les pots de fleurs (1917) et Mon cheval mes amis et mon amie (1921). En outre, Charles Martin, Féerie pour une grande guerre est en relation directe avec Le salon de l'araignée et les aventuriers du livre illustré. D'abord parce que l'auteur en était un membre actif et ensuite parce les deux oeuvres rééditées sont symptomatiques de la philosophie du salon et de ses participants. Profondément marqués par leur expérience de la Première Guerre Mondiale, de nombreux dessinateurs souhaitent sortir leur art de l'ornière humoristique et chauviniste où il est tombé. Ainsi Charles Martin dessine la guerre qu'il a vécu, il est mobilisé en 1914 et assiste, entre autre, à la bataille de la Somme en 1917. L'action se déroule dans le « pays de personne », écrit Mac Orlan, c'est aussi lui qui nous offre la meilleure définition de l'ouvrage : « curieux livre de guerre où les obus, les mitrailleuses, les fusées éclairantes et tous les phénomènes explosifs de 1918 se réalisaient sous les aspects d'une féerie dont personne n'avait prévu les apothéoses d'artifice ».

  • Bellaciao

    Fred Bernard

    Le récit démarre à San Francisco en 1898, et s'achève à Paris en 2009. Une fantaisie historique en 24 chapitres dans laquelle se croisent Jack London, Greta Garbo, Fidel Castro, Louis Amstrong, Jacques Prévert et un diamant qui s'échange au gré des bonnes et mauvaises fortunes de ses propriétaires ; et qui traverse tous les événements historiques du siècle, des chercheurs d'or au naufrage du Titanic, de la guerre de 14/18 au Krach boursier de 1929, de l'élection de François Mitterrand à la mort d'Alain Bashung. C'est sur l'air de Bijou, Bijou que se clôt ce voyage en images. Vous pouvez retrouver l'univers de tous les illustrateurs, dont Berto Martinez, Antoine Helbert, Daniel Egneus, Bruno Salamone, Seb Jarnot, Carmen Garcia Huerta, Vincent Mathy, Bo Lundberg, Monsieur Z... sur le site http://www.agent002.com/

  • « Eau de vie Ô d'envie, Liquides amoureux.
    Cette vodka m'a donné terriblement envie de toi, Comment je fais ? » Vodka est un hymne à l'amour, au corps et aux plaisirs. Vodka est le fruit d'une collaboration entre Emmanuelle Jay pour les textes et Noémie Chust pour les illustrations.
    À l'occasion de la parution du livre, une exposition des dessins de Noémie Chust a eu lieu à la galerie Treize-dix du 8 au 31 décembre 2016 ainsi que des lectures et compositions théâtrales.

  • Perséphone est la déesse de l'agriculture et la fille de Déméter. Un jour elle est enlevée par Hadès, dieu des enfers. Sa mère la cherche pendant neuf jours et neuf nuits. Zeus doit intervenir pour ramener Perséphone. Mais elle a goûté la grenade, fruit de la mort et du monde souterrain. Elle est désormais condamnée à partager sa vie entre Hadès et Déméter. Dans ce livre, sont imaginées les aventures de Perséphone aux enfers. Le récit est présenté en neuf parties où elle rencontre d'étranges personnages : une bête hybride à mi-chemin entre Raymond Queneau et Paul McCartney, une carpe féministe, une aubergine exécrable...

  • Docteur net

    Vincent Bourgeau

    Résumer le Docteur Net n'est pas facile, soyons méthodiques : sexe masculin, nationalité occidental avec ordinateur, situation familiale célibataire ignorant les situations familiales, profession docteur ès internet, réponds à toutes vos questions sur internet (même si le rapport est vague), principale qualité la lucidité sur la bêtise des autres, principal défaut la myopie sur sa propre bêtise, héros préféré Rantanplan ou Bill Bates, il hésite, blague préférée débrancher l'ordinateur de sa secrétaire par surprise !

  • Working Jeanne

    Chloë

    Jeanne et le travail, c'est une véritable histoire d'amour.
    Ca commence par les moments de découverte fusionnelle : Jeanne se jette à corps perdu dans le travail, tout semble évident, beau, juste, et prometteur. Mais bientôt les nuages apparaissent. Jeanne vogue de galère en malchance, de coup dur en déception, nostalgique des premiers temps passionnés... avant de se réfugier derrière le masque désabusé de l'ironie.

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