Arts et spectacles

  • « Spilliaert et moi sommes frères de noir. Ce qui nous différencie, c'est qu'il a du talent, une oeuvre et une moustache.
    Ses paysages sont des asiles, ses portraits, les effigies de nos âmes sombres. Avec ses natures mortes, il transcende le réel et rend le banal fantastique.
    C'est un alchimiste : de la boue et la sombreur, il fait du sublime.
    Spilliaert donne du panache au spleen.
    Pour le côtoyer davantage, j'ai voulu écrire sur lui en partant sur ses traces.
    Ostende, Bruxelles, Paris.
    Ce n'était pas si loin.
    J'espère que vous prendrez le même plaisir que moi à faire sa connaissance. » E. B.

  • « Habiter est ce que nous avons tous en commun. Que nous soyons nomades ou sédentaires, nous habitons tous. Les abris temporaires des populations migrantes reflètent leur personnalité, tout comme nos appartements et nos maisons parlent de nous. C'est à partir de ce point commun que je veux amener le public à s'identifier, à se mettre à la place de l'autre en observant son lieu de vie ».
    Bruno Fert.

    Depuis 2016, Bruno Fert parcourt les camps de réfugiés de Grèce, d'Italie, de France, pour y photographier l'habitat provisoire - abris de fortune, chambres, appartements - où ceux qui ont fui leur pays recréent une intimité, une attache, une identité. Un travail documentaire exceptionnel, témoignage de ce moment charnière de l'exil, où la reconstruction de soi passe par l'appropriation de son propre intérieur.

  • Il y a des philosophes mélomanes et des philosophes sourds... Quelques-uns seulement ont fait de la musique l'épicentre de leur vision du monde. Deux ou trois ont été compositeurs - Rousseau, Adorno. D'autres, mélomanes, ont écrit sur la musique ou les musiciens. Nietzsche, lui, a réuni ces trois talents.
    Avec son ami Jean-Yves Clément, Michel Onfray aborde une multitude de questions : y a-t-il une essence de la musique ? Dit-elle quelque chose ? Comment et pourquoi devient-on mélomane ? Quels rapports entretiennent musique et philosophie ? Michel Onfray raconte ses premières expériences, ses rendez-vous manqués, la façon dont il a construit sa culture musicale en autodidacte, avant de travailler aujourd'hui avec des compositeurs contemporains. Il nous confie comment la musique lui a appris à écrire, à composer ses livres...

  • Quatorze portraits d'arbres des quatre coins du monde, illustrés d'anecdotes historiques, entre autres l'Ankerw, arbre vieux de 2.000 ans situé dans le sud de l'Angleterre, lieu de rencontre entre Henri VIII et Anne Boleyn, et le plus vieux chêne de Berlin décrit dans «Faust» de Goethe.

  • Depuis quarante ans, Action contre la Faim place l'humain au coeur de son action. L'association se bat pour redonner à celles et ceux qui souffrent la capacité de conduire leur vie, de jouir de leur dignité et de leur autonomie.
    Pour incarner cette ambition, Action contre la Faim a proposé à des personnes qu'elle accompagne de témoigner, grâce à l'image, en organisant des ateliers photographiques dans quatre pays où l'association intervient. Afin qu'elles puissent, par le dialogue avec le photographe reporter Guillaume Binet, donner à voir leur propre réalité, exprimer leurs colères et leurs joies, leurs peurs et leurs espoirs.
    La photographie comme un moyen de placer la personne au centre. Pour lui permettre de dire réellement « Ce que je vois ».

  • Alors que le contexte actuel montre une raréfaction des ressources, une dégradation des milieux de vie et un dérèglement climatique, les métropoles mobilisent des ressources abondantes, d'origines proches ou lointaines, flux physiques de matières et d'énergie qui donnent à voir le métabolisme métropolitain. Leur analyse, en s'appuyant sur l'exemple de la Métropole européenne de Lille, conduit à révéler les interdépendances systémiques des métropoles, traversant les échelles et les périmètres institutionnels, entre voisinages et mondialisation.
    Elle questionne la capacité des politiques publiques interterritoriales à agir sur ce métabolisme. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme " Métropoles ".

  • Les femmes sont majoritaires à apprendre la musique dans les écoles et les conservatoires, nombreuses parmi les musiciens amateurs et les enseignants. En revanche, les métiers de l'interprétation sont parmi les moins féminisés.
    Comment et depuis quand les femmes ont-elles conquis les métiers de la musique ? Et au prix de quelles difficultés ? Quelle place se font-elles aujourd'hui dans cet art du spectacle et des univers de scène pour certains très « masculins » ?
    Sociologue et musicienne, Hyacinthe Ravet souligne combien la définition de ce qui est « masculin » et « féminin » contribue à la construction des trajectoires en musique, à une répartition des rôles entre hommes et femmes mouvante mais où demeurent de forts enjeux symboliques et de pouvoir. Les femmes peuvent-elles être reconnues comme créatrices au même titre que les hommes ? En un récit d'enquête à la fois sérieux et haletant, mêlant investigations historiques, état des lieux chiffré et entretiens approfondis, l'auteur montre que la musique - omniprésente dans notre société - nous dit beaucoup de nos espoirs et de nos résistances à l'égard d'une « parité » en tout domaine et à tous les niveaux.

  • Une métropole peut-elle agir pour corriger un déficit de l'offre de soins et, ainsi, préserver la santé de ses habitants ? L'interrogation peut paraître étonnante, les métropoles n'ayant pas été créées pour intervenir dans le champ de la santé. Pourtant, l'expérience de la jeune Orléans Métropole montre que le constat partagé d'une carence permet de faire émerger de nouvelles solidarités territoriales, pour une action commune inédite en matière sanitaire. La symbolique du statut métropolitain, les ressources qui y sont attachées, ainsi que la créativité locale y contribuent.

  • Pour la vie d'artiste

    Bartabas

    Bartabas signe un « Manifeste pour la vie d'artiste » et invite 12 personnalités... à en parler à ses côtés. Loin de l'idée de bohème, ce Manifeste pour la vie d'artiste repose sur l'idée forte de l'engagement artistique. Il dévoile comment et jusqu'à quel point le dévouement d'un artiste à son oeuvre peut modifier sa manière de vivre, son quotidien, sa vie intime. Ainsi Bartabas, qui vit dans une roulotte pour être au plus près de ses chevaux. Ainsi Alain Passard, devenu agriculteur... Cet engagement artistique à la fois physique et spirituel implique une éthique au quotidien, un investissement sans concession, autour duquel tout le reste vient s'organiser. Cet engagement artistique influence les modes de vie des artistes et leur production, chacun à leur manière.

  • La cochenille... Cet insecte minuscule parasite d'un cactus d'Amérique centrale produit le rouge le plus parfait... Juste débarqués sur les marchés mexicains, les conquistadores s'emparent du rouge absolu pour en faire l'emblème de l'âge d'or espagnol. Démonstration de puissance, objet de la convoitise des puissants d'Europe qui envoient corsaires et espions sur les mers du monde pour s'emparer de l'insecte... Mais le rouge parfait, c'est aussi aujourd'hui celui des bonbons et des sucettes, du sirop contre la toux, du rouge à lèvres ou du Campan !

  • Une plongée dans trois univers très différents, à la rencontre de trois peuplades totalement méconnues : les Mams du Guatemala, les Svanes du Caucase et les Hmong du Laos.

  • Les danses dites latines sont nées de croisement incessant des cultures africaine, américaine, et européenne. La samba est brésilien, mais croit toujours à ses ancêtres brésilens. Le tango de Rio de la Plata vit depuis longtemps une histoire d'amour avec l'Europe. La salsa, originaire des Caraïbes, s'est forgée dans les faubourgs latinos de New York. Sans oublier la rumba, le mamabo, le cha-cha-cha, le forro, la capoeira. Souvent amalgamés ou méconnue, aux plus populaires d'entre elles -le tango ou la salsa-, ces danses gagnent à être (re)découvertes au fil de leurs voyages, leurs histoires, leurs croyances. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

  • Portraits et témoignages de 31 femmes qui ont participé aux mouvements de résistance en France pendant la Seconde Guerre mondiale : Lucie Aubrac, Marie-Josée Chombart de Lauwe, Lise London, Cécile Rol-Tanguy, Germaine Tillion, Denise Vernay, Hélène Viannay, Simone Le Port, etc.

  • Engagées dans un processus de rénovation sans précédent, les gares, temples du voyage et portes sur la ville vivent leur révolution. Toujours porteuses d'imaginaire et d'émotion, elles entendent désormais jouer un véritable rôle de ville dans la ville.
    Trois mouvements rythment le Mook :
    1. Réinventer Après un panorama général, un voyage photographique dans les gares rénovées ou récemment construites, en France comme à l'étranger ; le carnet de bord d'une nouvelle gare en train de se construire, à Montbéliard ; la gare comme pôle de transport durable à Lille ; le travail sur le design lumineux et sonore dans les gares ; les gares modèles à l'étranger.
    2. Vivre Du directeur de gare à la dame pipi, des « gilets rouge » aux ferrovipathes, des commerçants aux travailleurs sociaux en passant, bien sûr, par les cheminots : portraits et carnets de bord de ceux qui vivent et travaillent en gare.
    3. Passer Lieu d'émotion, lieu d'attente, la gare est plus qu'un simple lieu de passage : reportage dans les nouvelles salles d'attente, enquête sur la restauration, sur les personnes à mobilité réduite, test des nouveaux services comme le coiffeur-minute, reportage sur les manifestations culturelles, micro-trottoir sur la littérature de gare.

  • A l'occasion du lancement de l'Université populaire itinérante du théâtre philosophique, les deux fondateurs publient ce manifeste pour la renaissance d'un théâtre de la pensée, citoyen et populaire dans la lignée du théâtre national de Jean Vilar. Ce plaidoyer se présente sous la forme d'une pièce de théâtre.

  • A l'arrière d'une limousine ou au fond d'un studio d'enregistrement, dans l'immense appartement sur Central Park ou un petit café de Columbus Avenue, David Sheff a laissé défiler la bande de son magnéto, réalisant, jour après jour pendant trois semaines, ces entretiens en profondeur avec le couple Lennon/Ono.
    C'était à l'automne 1980, et l'ancien Beatle se sentait renaître. Après plusieurs années de silence, il voulait parler, faire partager sa joie de composer un nouveau disque, Double Fantasy, d'élever son fils Sean, de vivre et rêver avec Yoko, à quarante ans. " Nous n'avons pas besoin de publicité, nous avons besoin d'expliquer ce que nous faisons... " D'où cette longue mise au point, véritable retour sur son expérience des années 1960-1970 à travers le vécu du couple : l'évolution des rôles féminin/masculin, l'éducation, la famille recomposée, les crises personnelles (la dérive alcoolique de Lennon au début de la décennie, la pratique du fameux " cri primal " du Dr Janov...), l'exposition médiatique, les limites de l'engagement, la création artistique, ou encore l'impossible reformation des Beatles, dont Lennon s'attache à passer en revue tout le catalogue, expliquant la genèse des chansons avec beaucoup de franchise.
    Pas de faux-semblants. Ici, plus qu'une icône, on retrouve, saisi dans son intimité, un couple terriblement sympathique, spirituel, passionné et drôle. " Ce sera le livre de référence ! " lançait John à David Sheff. Deux mois plus tard, le 8 décembre, Lennon était abattu, et ce livre prenait la forme d'un testament.

  • La société civile birmane connaît l'oppression de la dictature militaire depuis quarante ans. Dans un univers répressif ubuesque, la survie et la résistance des esprits sont devenues une culture intime et nationale au fil des générations. Manon Ott et Grégory Cohen ont rencontré des Birmans. Intellectuels, commerçants, moines ou travailleurs migrants qui racontent leurs " rêves sous surveillance ".

  • Très tôt en Allemagne, le régime national-socialiste a créé et mis en place un langage visuel qu'il a utilisé à l'envi tant dans la production d'affiches que dans l'utilisation de signes (d'emblèmes) destinés à exclure puis à éliminer des groupes entiers, notamment les Juifs.
    Le culte de la personnalité et l'organisation de manifestations et d'expositions mégalomaniaques en constituèrent les étendards. Par bien des aspects, le régime de Vichy a rapidement emboîté le pas - on pense notamment au culte du maréchal Pétain et aux expositions organisées à Paris contre les juifs et les francs-maçons, véritables célébrations de la collaboration. En France, la Résistance, pour répondre à la propagande et aux signes créés et diffusés par l'occupant, s'est employée à forger les siens en détournant ceux produits par les nazis ou Vichy.
    On assiste ainsi, à côté des combats armés, à une véritable lutte des signes dont le plus bel exemple est peut-être la " bataille des V ". Ce combat symbolique devient partie intégrante du conflit. Symboliques aussi sont les formes prises par la " politique visuelle " des nazis en Alsace-Moselle. Ces régions, annexées de fait par l'Allemagne, subissent l'emprise d'autres signes : alors que les caractères gothiques, considérés comme l'écriture par excellence de la " race des seigneurs " ne sont ni imposés ni utilisés en France occupée, ils le sont en Alsace-Moselle, sur les panneaux signalétiques ou les affiches...
    Pour montrer l'ampleur et l'importance de ces combats graphiques et symboliques, les auteurs prennent le parti de confronter plus de 300 images de la collaboration et de la Résistance : affiches, journaux, plaques de rues, tracts, etc. Ils expliquent comment un simple trait, un ajout sur une affiche inversent la signification d'origine et envoient ainsi un message à ceux qui résistent. Cette démarche didactique fait de cet ouvrage un outil vivant et pédagogique, unique en son genre, original et passionnant.
    Sous la direction de l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (ministère de la Défense).

  • Se distraire en ville

    Galand

    L'homme a-t-il toujours cherché à se distraire ? A-t-il toujours joué ? Se détourner de ses obligations, échapper à ce qui est contraignant, trouver du plaisir dans des moments de détente tout cela semble nécessaire à l'homme.
    L'homme a bâti la ville à son image, en fonction de ses envies ; il a donc créé des lieux pour se divertir.
    Aujourd'hui, les villes proposent une infinité de possibilités de distractions. Elles sont de formidables terrains de jeu, d'explorations et de plaisirs...

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