Autrement

  • « Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n'avez rien à lui reprocher ?- En partie parce qu'il était petit, frêle, facile à endormir... Et je ne tenais pas à ce qu'il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d'une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille... trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s'y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s'y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents... Liddiard brûle de résoudre l'énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée.Traduit de l'anglais par Micha Venaille.

  • Dans cette petite ville du Kansas, tout le monde envie les filles Roanoke. Elles sont belles, jeunes et riches. Elles vivent avec leurs grands-parents dans le domaine familial, au milieu des champs de blé. Leur vie semble douce. Mais il y a quelque chose de pourri au royaume des Roanoke. Camilla, Penelope, Eleanor, toutes les filles de la lignée ont connu des fins tragiques. Quand sa cousine Allegra disparaît à son tour, Lane se lance à sa recherche, sans se douter qu'elle va déterrer les plus noirs des secrets de famille.
    Plongée étouffante dans un huis-clos familial, Les Filles de Roanoke est un véritable page-turner atmosphérique et haletant. Amy Engel aborde avec talent le poids des non-dits et le poison insidieux de l'inceste, dans la lignée des romans gothiques contemporains de Joyce Carol Oates.

  • Aucun homme ni dieu

    William Giraldi

    « Le premier enfant disparut alors qu'il tirait sa luge sur les hauteurs du village. Sans un bruit - nul cri, d'homme ou de loup, pour témoin. » Quand Russell Core arrive dans le village de Keelut, la lettre de Medora Slone soigneusement pliée dans la poche de sa veste, il se sent épié. Dans la cabane des Slone, il écoute l'histoire de Medora : les loups descendus des collines, la disparition de son fils unique, la rage et l'impuissance. Aux premières lueurs de l'aube, Core s'enfonce dans la toundra glacée à la poursuite de la meute.
    Aucun homme ni dieu nous entraîne aux confins de l'Alaska, dans cette immensité blanche où chaque corps qui tombe, chaque cri, semble absorbé par la splendeur silencieuse de la nature. Un roman envoûtant, poétique, inoubliable.

  • Il était posé là, dans le courant d'air glacial, le visage déjà couvert de flocons. Un bébé. Minuscule sous l'ampoule nue de cette chambre poussiéreuse. Je le voyais pleurer, ses cris se perdaient dans le vent. Je n'ai pas réfléchi : je l'ai pris dans mes bras et je me suis enfuie. Je m'appelle Percy. J'ai seize ans. Voici mon histoire.

  • Quant un tueur assassine plusieurs femmes dans le quartier, savoir si la Place Séoul doit rester ou non piétonnière devient un sujet secondaire.
    Nommé grand reporter, Gilles aménage avec sa femme Juliette dans le duplex d'une résidence cossue, derrière la gare Montparnasse, décorée de colonnes dues à l'architecte Bofill. À peine arrivés, Gilles et Juliette sympathisent avec Ruth, la reine du tag, surnommé la passionaria des squats, et avec William Wallace, son compagnon, rédacteur en chef de La vie de château, improbable journal hébergé dans un squat. Précisément, les squats sont au coeur des discussions. Avant que la rumeur d'un serial killer ne les détrône...

  • Beaubourg presque déserté, le Forum qui ne désemplissait pas, dégorgeant ses colonnes de passagers indistincts, le quartier Latin où ne se remarquaient plus que les squats murés. Les gens de la rue, pour la plupart, transhumaient vers ces lieux protégés du vent que sont les gares, les couloirs et les stations du métro, les galeries marchandes, les passages. Mais les plus jeunes, comme elle, préféraient encore marcher sans fin à ciel ouvert.

    Photographies de Stéphanie Léonard.

  • Personnage aux multiples facettes, Marlowe est, juste titre, considr comme le parfait modle du dtective priv. Hros et antihros, c'est un insoumis, un rebelle sans illusions, un solitaire dans l'me, et l'un des modles et des symboles de cette autre Amrique, sombre, cynique et pourtant idaliste. Avec une nouvelle indite de Patrick Raynal.

  • « A l'angle de la rue Censier et de la rue de Mirbel, un arbre aux branches étrangement sinueuses se détache en ombre chinoise contre la fac, dans la lueur des réverbères : on le dirait sorti de quelque tableau fantastique. Un arbre fantôme, pareil à celui que Babette avait peint sur le mur de la pièce principale, au-dessus de la cheminée. Autour des rameaux, elle avait inscrit des maximes dans les médaillons en forme de coeur. "Peace and love", c'était l'époque. »

  • Phil et Pierre travaillent comme intérimaires dans un centre de tri postal. Ils profitent d'une grève pour aller respirer l'air marin à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, sur la côte vendéenne. Lors d'une halte sur l'autoroute, ils croisent Hélène, une jeune femme qui leur demande de l'emmener. Quelques heures plus tard, ils arrivent à Saint-Gilles et s'installent dans la maison de la grand-mère de
    Pierre. Le week-end promet d'être agréable. Hélène se révèle fort sympathique.
    Le lendemain, Hélène reste introuvable. Peu après midi, Phil aperçoit son corps gisant entre deux rochers...

  • Atteinte d'un cancer en phase terminale, Laure remonte la rue du Faubourg du Temple et passe devant le n° 43. Un camion rempli de vitres est arrêté au feu rouge et dans ses reflets, Laure voit une femme égorger un homme. L'image fugitive lui a permis de distinguer un bras décharné d'où descend un filet rouge. Seule à avoir vu ce crime, Laure, confrontée à sa conscience, raconte sa vision à l'accueil où une personne lui indique qu'elle est peut-être due aux médicaments qu'elle absorbe. Persuadée que cette femme n'a pas tué par plaisir, Laure se met en quête de la retrouver.
    Dans une pharmacie, elle l'identifie à cause de son bras blessé. Les deux femmes, Laure & Madeleine sympathisent. Cette dernière court les marabouts pour soigner sa copine qui, au bout de deux semaines, retrouve sa peau rose et sort bien plus souvent avec son mari Gérard. Alors qu'ils sont allés danser dans une boîte, Madeleine les retrouve et met Laure dans l'obligation de la
    présenter. Plusieurs semaines passent sans qu'elles ne se voient. Un après-midi, Laure se repose dans sa chambre lorsque Madeleine sonne à sa porte et entre. Quelques heures après, en se réveillant, Laure pressent le drame. Gérard en rentrant, a voulu téléphoner. Croyant qu'il allait la
    dénoncer, Madeleine l'a tué avant de découper son corps en morceaux répartis ensuite dans des sacs poubelle. Laure reste prostrée dans son appartement jusqu'à ce qu'un des fils de Gérard enfonce la porte. Puis en quelques lignes, suit la narration de l'entrevue entre Laure et la juge où
    déjà les accusations d'hallucinée fusent sur son compte car Madeleine reste introuvable. Pourtant, Laure est sûre de son existence et pour preuve, elle cite un dialogue qui porte autour d'un couteau à pain. Mais est-ce si évident oe

  • « Tu as toujours été un gentil garçon. » Un si gentil garçon, de bonne famille. Tu te payais le luxe de vouloir vivre ta vie, tu jouais dans un groupe de rock, portais les cheveux longs et refusais catégoriquement de travailler dans la banque comme papa : tu semblais si inoffensif, Polo.
    Pourtant, dix ans après, quand Blanca resurgit, tu nes plus toi-même quun fantôme, une ombre, un cauchemar vivant. Ton boulot, les conversations avec ton psy, ta merveilleuse Gabi : rien na pu te sauver, et aujourdhui tu es là, sur ce bord de trottoir, à quelques mètres de ta victime, pantelant, exténué, acculé. La gentillesse est le plus beau des déguisements, le plus cruel aussi.

  • « Il s'installa au volant, éteignit les phares et alluma une cigarette. Pour la première fois de sa vie, il venait de voir un cadavre. » Une route sombre et enneigée. Un verre de trop. Un vélo qui zigzague. Henrik Mörk commet l'irréparable. Que faire ? Dissimuler le corps et quitter les lieux ? Alerter la police ? Refusant de mettre en péril sa famille et sa carrière, Mörk choisit la fuite.
    Il se laisse pousser les cheveux et la moustache, porte des verres teintés, ne fréquente plus les lieux publics. La crainte d'être reconnu ne le lâche pas. Il ne dort plus, ne vit plus. Il est temps d'agir.
    Unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre d'Anders Bodelsen, Mauvais calcul, roman noir d'une incroyable justesse psychologique, fait enfin son retour en librairie, dans une nouvelle traduction.

  • Paris rive noire

    Jean-Bernard Pouy

    Comment Paris va-t-il passer le cap du troisime millnaire? Des auteurs de polars et de romans noirs tentent de rpondre cette question, nous offrant la vision fragmentaire d'une mtropole en crise, la drive, trangement situe d'un seul ct de la Seine.

  • Rouge encore

    Anders Bodelsen

    « C'était bien Søren qu'il avait vu.Il n'y en avait pas deux comme lui au monde...Ce n'était pas le sosie de Søren, ni un rêve. C'était le mort Søren lui-même qui était apparu, bien vivant, là, devant lui. »Dans un faubourg de Copenhague, près d'une station-service abandonnée, Jens croit apercevoir son frère Søren, mort bien trop tôt. Søren de retour ? Impossible. Tant d'années ont passé depuis l'époque de leur jeunesse rouge, ternies par une dérive terroriste que Jens, aujourd'hui fonctionnaire, s'efforce d'oublier.Mais les fantômes sont têtus. Ils aiment hanter leurs vieilles caches, reprendre leurs vieilles intrigues. Et quand ils vousappellent à l'aide, il est parfois impossible de se dérober.

  • Je suis remonté par Bastille, où, sur sa colonne, le génie doré se plaignait toujours qu'on lui ait piqué sa mobylette, et j'ai pris le boulevard Beaumarchais, m'arrêtant devant plusieurs magasins d'appareils photographiques, en me demandant s'il fallait que je prenne une photo de Romain au moment où je l'enverrais dans les autres nuages de la vie.

    Photographies de Stéphanie Léonard.

  • Préambule : 1960. dans un village d'Algérie, le lieutenant Santenac dirige une patrouille pour interpeller un convoyeur de fonds dénoncé par Rachid. Les soldats le découvrent au lit avec une femme. Il est abattu, l'Algérienne remise aux gendarmes. Toute sa vie Santenac restera obsédé par le regard de cette femme ayant compris que Rachid, son mari, s'est cruellement vengé d'avoir
    été cocu.
    Le 19 juin 2004, Jean-Marc découvre Paris. Entré dans un bar à vins, il est abordé par un sexagénaire qui lui offre une cigarette et se présente sous le nom de Santenac. Lors d'une nouvelle rencontre, le lendemain, l'ancien lieutenant commence à interroger Jean-Marc qu'il soupçonne de désertion. Le surlendemain, devant son insistance, Jean-Marc avoue qu'il se prénomme Omar.
    Entre -temps, il a rencontré Esther, une jeune femme qui fait la manche. L'ayant ramenée dans sa chambre, il couche avec elle, puis d'abord penaud d'avoir cédé à la tentation, il s'accorde vite l'absolution grâce à la phrase « tout est permis au combattant qui se donne à Dieu ». La fête de la musique commence à remplir les rues. Jean-Marc rencontre son contact et apprend que les « frères » vont agir dans chaque arrondissement de Paris. Il regagne sa chambre où l'attend une ceinture d'explosifs avec laquelle transformé en bombe humaine quelques heures plus tard, il sacrifie de nombreux innocents. Plusieurs jours après, on découvre le corps de Santenac dans une chambre d'hôtel. Rongé par les fautes qu'il a couvertes en 1960 dans le village algérien, il s'est suicidé avec son arme.

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