BD généralités

  • Elle encra définitivement la bande dessinée dans le paysage culturel, intellectuel et littéraire français. On dit qu'elle fut la meilleure sociologue du pays ; elle fut surtout une authentique génie artistique, elle inventa une langue, mis au point un style graphique extraordinaire, inspira des centaines d'auteurs, en bref : elle a tout changé. Ce livre reprend le numéro paru en juin de 'L'Obs', où elle publié les "Frustrés" et "Agrippine", augmenté de quelques hommages.

  • En collaboration avec Mediapart, La Revue Dessinée publie une Édition spéciale intitulée « Ne parlezpas de violences policières ». Cette revue de 160 pages décrypte les rouages d'une violence d'État, desmanifestations des Gilets jaunes à la mort de Cédric Chouviat.Au sommaireLes enquêtes édifiantes de Pascale Pascariello et Camille Polloni racontéesen bande dessinée. Sous les traits des dessinateurs Thierry Chavant et AurorePetit, les journalistes de Mediapart passent au crible le fonctionnement de la policedes polices et l'histoire d'une arme controversée, le LBD.Un reportage inédit de l'autrice Marion Montaigne au Salon mondial del'armement. Plongée dans cet univers riche en testostérone, la dessinatrice passeaux rayons X des innovations dignes de la science-fiction qui composeront peutêtrele futur arsenal des forces de l'ordre.Un documentaire sur les origines et l'essor de Black Lives Matter, de lamort de Trayvon Martin à celle de George Floyd. Ce n'est pas un moment, c'estun mouvement , préviennent les militants. Parfois présenté comme un acte II dumouvement pour les droits civiques, leur combat est devenu mondial.Des témoignages de l'intérieur. Officier de police judiciaire ou CRS, gradé ousimple flic, six membres des forces de l'ordre tombent le casque pour parler de leurinstitution. Leur parole est rare. Plus encore lorsqu'elle est critique.« Mourir dans les rues de Paris ou en banlieue n'a pas la même valeur »,dans un entretien au long cours Assa Traoré raconte son combat.

  • Antiracisme, féminisme, écologie... la bande dessinée peut-elle s'engager ? A l'heure où des problèmes de société saillants ressurgisssent, Les Cahiers de la BD s'interroge sur la capacité de mobilisation des auteurs de bande dessinée à travers leurs productions les plus récentes. Avec également un imposant cahier monographique consacré à Chris Ware, qui publie son dernier roman graphique : Rusty Brown (éd.
    Delcourt). Et aussi, une enquête exclusive sur les origines de la BD chinoise.

  • Qui était réellement Hergé ? Personne ne le sait vraiment, tant l'homme était discret sur sa vie personnelle et l'auteur effacé derrière sa créature omnipotente : Tintin. À travers une nouvelle analyse des différentes interviews qu'Hergé donna tout au long de sa carrière, dans la presse francophone et internationale et à la télévision, Les Cahiers de la BD dressent le portrait d'un auteur ambigu, à la fois maître de sa création et emporté par un succès qui fera naître chez lui une profonde dépression. Le titre de ce hors-série est à prendre au pied de la lettre :
    Hergé se raconte lui-même, avec plus ou moins de mystère, tout comme la vie d'Hergé peut se raconter de différentes façons.

    /> Des premières interviews, dans les années 1930, où la BD est encore considérée comme un divertissement pour les enfants, aux émissions comme « Apostrophe » ou « Les rendez-vous du dimanche », dans lesquelles Hergé passe au mieux pour un amuseur public, ce hors-série exceptionnel montre aussi comment, à travers Hergé et sa créature, la perception de la bande dessinée a évolué. Avec de nouveaux témoignages des principaux biographes et spécialistes du corpus hergéen comme Numa Sadoul, Benoît Peeters et Pierre Assouline.

  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la science-fiction !

    Découvrez la première bande dessinée documentaire retraçant l'histoire de la science-fiction, narrée par un spécialiste du genre. Plus qu'un simple historique, il s'agit d'une véritable réflexion autour du genre, un panorama riche en anecdotes et en surprises. Qui a écrit le premier récit de science-fiction ? Comment est née la science-fiction américaine ? Quels livres faut-il lire pour tout savoir sur la conquête spatiale ? Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

  • Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié.
    Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce « Roman des Goscinny » - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture.
    Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le « paresseux contrarié », une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud.
    C'est aux portes du « célèbre village gaulois » que s'arrête le premier tome du « Roman des Goscinny » : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de « René » ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.

  • Sixième album des aventures de Blake et Mortimer paru dans le journal Tintinà partir de 1953, La Marque jaune est incontestablement un sommet du genre. Au moment où sort un nouvel opus de la dernière série, qui reprend le personnage de Septimus et sa fameuse lette M, paraît en librairirie (Le Signe du Moloch, éd. Blake et Mortimer), Les Cahiers de la BD reviennent sur les origines de cet album hypnotique afin d'en décrypter tous les rouages.
    Avec, notamment, une contribution exclusive du scénariste François Rivière et une uchronie inédite de Nicolas Tellop et Christophe Blain.

  • Tezucomi N.1

    Collectif

    Le concept du Tezucomi est simple : des auteurs et illustrateurs du monde entier choisissent leur oeuvre préférée du maître et produisent un chapitre spin-off, mélangeant habilement leur sensibilité à celle du Dieu du manga. Un hommage particulièrement émouvant pour toutes les générations bercées (trop près des cases) par Tezuka !

  • Dans le Vent de l'Histoire...
    Depuis 1992, les Éditions du Triomphe font revivre les séries mythiques de notre enfance et découvrir de nouveaux auteurs, en particulier dans la collection Le Vent de l'Histoire.
    Renaissance pour une pléiade de dessinateurs...
    Blanchard, Breysse, Brochard, Bussemey, Chery, Cuvillier, Dubois, Forget, Gervy, Gloesner, Herboné, Iessel, Jijé, Jordic, Marie-Mad, A. d'Orange, Pesch, Pétillot, Pierdec, Probst, Quimper, Rigot...
    ... Et création de nouvelles séries.
    Balsa, Bar, Berteloot, Capo, Cenci, Chardez, Corteggiani, Declercq, Evrard, Faure, Garcia, Glogowski, Goux, Jarry, Le Honzec, Mankho, Michaud, Trolley, M. Uderzo, Vassaux...
    Le BDM revient sous sa forme la plus complète, augmenté d'environ 25 000 nouveaux albums.

  • Au sommaire de ce numéro, une grande enquête de Lucie Servin sur la bande dessinée engagée politiquement. Écologie, gouvernance, antiracisme... un dossier d'actualité. Et aussi :
    Un cahier spécial sur Pablo Picasso à l'occasion de l'exposition «Picasso et la bande dessinée» présentée au musée national Picasso-Paris, un cahier vidéoludique, l'histoire secrète de Fluide Glacial et un gros dossier sur Chris Ware à l'occasion de la parution de Rusty Brown (éd. Delcourt) avec une interview fleuve exclusive et de nombreux dessins inédits.

  • Trésors cachés.

    Créateur des mythiques aventures de Lone Sloane, Philippe Druillet est l'auteur d'une oeuvre dense et protéiforme. Si certains de ses récits ont marqué l'histoire de la bande dessinée de leur empreinte, il en est d'autres, oeuvres de jeunesse ou expérimentations artistiques, qui sont restés dans l'ombre. Les éditions Glénat qui, depuis plusieurs années, rééditent l'intégralité de l'oeuvre de Druillet dans des ouvrages de qualité, sont fières de vous proposer aujourd'hui un recueil de ces récits qui donnent à voir une facette méconnue de son talent et offrent le portrait d'une époque (Metal Hurlant, Pilote, etc.).

    On y découvre notamment le Druillet scénariste, auteur dans ce recueil de deux récits illustrés par Picotto et Bihannic, mais aussi ses travaux avec d'autres illustres auteurs de bande dessinée comme Jacques Lob ou Alexis, ainsi qu'une collaboration exceptionnelle dessinée à quatre mains avec Gotlib !

  • Derrière le phénomène éditorial de Largo Winch, un dessinateur exceptionnel : Philippe Francq. Au cours d'un entretien fleuve, ce dernier nous raconte chaque étape de son travail, livre ses influences, ses passions, revient sur ses débuts, ses premiers pas avec « Largo Winch ». Portrait en pied d'un des plus grands raconteurs d'histoires de sa génération.

  • Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi dans ce livre les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus (Marc Dacier, Guy Lebleu et bien d'autres), il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou...) et il pourra saisir les multiples interactions (historiques, culturelles, professionnelles, économiques) entre la bande dessinée et la presse.
    Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, elle n'est pas exclusive : deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche. Le but de cet ouvrage est par ailleurs de montrer qu'en dépit de la mort de revues comme Pilote ou Tintin, la généralisation de l'album n'a fait disparaître ni les héros reporters ni la presse de bande dessinée.
    La troisième partie envisage ainsi le succès du reportage graphique et de magazines tels que La Revue dessinée, qui témoigne de la vivacité intacte des échanges entre le journalisme et le neuvième art. Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (Paris, Les Petits Matins, 2016) et, avec Adeline Wrona, Matière et esprit du journal, du Mercure galant à Twitter (Paris, Sorbonne Université Presses, 2013).
    Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Ses recherches portent sur l'histoire de la culture médiatique et il codirige le projet Médias 19. Son dernier ouvrage s'intitule La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord, de 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale (Québec, PUL, 2016).

  • Le livre événement de cette fin d'année est une BD. Alexandre Benalla raconté par les deux journalistes qui ont révélé l'affaire.

    C'est l'histoire d'un presque inconnu, sans hommes ni parti, qui déjoue tous les pronostics et devient, à moins de 40 ans, Président de la République.

    C'est l'histoire d'un gamin de 25 ans, démerdard et astucieux, qui, en six mois de campagne, se rend indispensable, gagne l'Elysée et, le soir à 23 heures entre un whisky et un cigare, fait rire ou renseigne le Président.

    C'est une histoire de pieds-nickelés et de corneculs, d'amateurs et de barbouzes, de technocrates et d'escrocs dont aucun scénariste n'aurait osé imaginer l'enchaînement terrifiant et gaguesque : une Coupe du monde cachée dans le bureau du Président pendant que les joueurs la cherchent, des béliers face à une porte qui résiste, un sous-marin de paparazzi qui sert à transporter un coffre, deux copains sous contrôle judiciaire en grande conversation enregistrée, des passeports de service qui disparaissent et réapparaissent au Château...

    À la fin de l'histoire, un ministre de l'Intérieur démissionne, le stratège de l'Élysée s'en va, des tas de hauts gradés sont mutés. Mais l'affaire raconte bien davantage. Le tabassage de la place de la Contrescarpe inaugure des dérives répétées du maintien de l'ordre ; chacun des épisodes du feuilleton se retrouve au dos des Gilets Jaunes ; le Président se met à détester la presse.

    Voici l'histoire banale et pourtant extraordinaire d'un conseiller et de son Président.

    Tous deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et François Krug, à l'origine de l'affaire, s'associent au dessinateur Julien Solé et publient sous forme de bande-dessinée le récit complet de ce feuilleton politique, de ses ramifications à ses derniers rebondissements, dévoilant à travers des scènes inédites l'envers désespérant, amusant parfois, souvent inquiétant d'un scandale qui n'a pas fini d'ébranler la Présidence Macron.

  • La bande dessinée fait son entrée dans la prestigieuse collection « L'Art et les Grandes Civilisations ». Longtemps relégué au rang mineur d' « illustré » pour la jeunesse, le genre a gagné sa légitimité bien au-délà des cercles bédéphiles pour désormais prétendre être cité dans les programmes scolaires et les tribunes universitaires.

    Des fondateurs (Töpffer, Outcault, McCay, Saint-Ogan) aux auteurs contemporains (Spiegelman, Ware, Mattotti, Bilal, De Crécy, Satrapi...), des séries cultes (Tintin, Astérix, Blueberry, Les Cités obscures, XIII...) au graphic novel en passant par le comics et le manga, cette approche socio-historique internationale permet de comprendre le phénomène culturel qu'est la bande dessinée.

    À travers plus de 550 reproductions de planches originales ou d'imprimés se donnent à apprécier les styles, les techniques et l'inventivité graphiques ou narratives de près de 500 créateurs (dessinateurs et scénaristes). Sans précédent, ce volume constitue une véritable référence pour tout public et marque un pas de plus vers la reconnaissance du « neuvième art ».

  • Tintin

    Jacques Langlois

    Décembre 1960 : le jeune Jacques Langlois envoie ses dessins imités de Tintin à Hergé. Il n'imagine alors pas entamer avec le dessinateur une correspondance qui durera plus de vingt ans et lui donnera l'occasion de le rencontrer plusieurs fois. Témoin privilégié de nombreux événements dans l'univers de Tintin, l'auteur rend ici un hommage très personnel au héros et à son créateur en feuilletant, en même temps que les vingt-trois albums de la collection, celui de ses souvenirs.
    Qu'est-ce que la "tintinologie" ? Quelle est la genèse des personnages de la saga ? Un Tchang peut-il en cacher un autre ? Le général de Gaulle avait-il vraiment fait du reporter son "seul rival international" ? Quel avenir pour Tintin ? Répondant à bien des questions que suscite un tel monument de la bande dessinée, ce Petit éloge de Tintin fera pour plus d'un lecteur l'effet d'une madeleine de Proust.
    Né en 1950, Jacques Langlois a travaillé dans une société opérant au pays de l'or noir puis dans des entreprises créées sur la toile (mystérieuse) d'Internet. Ancien vice-président et toujours administrateur de l'association Les Amis de Hergé, il est devenu au fil du temps un collectionneur et un exégète de l'oeuvre du dessinateur.

  • La carrière de Willy Lambil est un cas d'école : il entre au bureau de dessin des éditions Dupuis en 1952. Il a à peine 16 ans et la passion de la bande dessinée. Son premier travail : remplacer le lettrage français de Stanley (Hubinon/Charlier) par sa version flamande. Entré par la toute petite porte, il fera preuve d'une persévérance à toute épreuve ; au point que, 20 ans plus tard, il reprend « Les Tuniques Bleues ». Avec ces personnages - et Raoul Cauvin au scénario -, il connaîtra un succès phénoménal. À 80 ans passés, et malgré ses millions d'albums vendus, Willy Lambil est un modèle de stabilité et de fidélité, qui livre chaque année avec la même exigence un album des « Tuniques Bleues ».
    Durant presque trois ans, C. & B. Pissavy-Yvernault ont momentanément interrompu leur enquête sur La véritable histoire de Spirou, pour se pencher sur le « cas Lambil » et écouter, au fil des entretiens, le dessinateur rassembler ses souvenirs, heureux et douloureux. Lambil se livre ici avec une sincérité absolue, touchante, acceptant le difficile exercice de la remise en question. Son témoignage est précieux : il est celui d'un homme qui a réalisé ses rêves, connu un succès remarquable, et qui, pourtant, continue d'attendre quelque chose...

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