Editions Du Patrimoine

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • Notre-Dame de Paris est la « cathédrale gothique » par excellence. Sa construction commença au XIIe siècle et dura plus de 170 ans. Sa célèbre façade occidentale a exercé une influence considérable dans l'Europe entière, par son équilibre et son harmonie sans équivalent. Son chevet est un véritable chef-d'ouvre de légèreté qui évoque une nef avec des rames. La cathédrale renferme de célèbres grandes orgues, une collection de peintures et un trésor.
    Depuis toujours intimement liée à l'histoire de France, restaurée par Eugène Viollet-le-Duc et chantée par Victor Hugo au XIXe siècle, Notre-Dame de Paris attire aujourd'hui plus de douze millions de visiteurs par an.

  • Situé au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, Le Mans est la ville résidence des princes Plantagenêts.
    L'importance de son patrimoine religieux roman et gothique témoigne de sa situation : la cathédrale Saint-Julien, l'abbatiale Notre-Dame de la Couture, l'abbaye de l'Épau... Et si l'empreinte médiévale se remarque aussi dans l'architecture civile, avec les maisons du Pilier-Rouge ou de la Reine-Bérangère, d'autres demeures, celle d'Adam et Ève ornée de thèmes illustrant la fécondité, ou l'hôtel de Vignolles, relèvent de l'élan de la Renaissance mancelle. Au XVIIe siècle, les oratoriens, bénédictins ou visitandines construisent collèges et bâtiments conventuels. Au siècle suivant, les élites se font édifier de nombreux hôtels classiques. Glissement progressif des styles, tous semblent ici se fondre pour offrir son unité à la ville, aujourd'hui carrefour de l'Ouest européen.
    L'équipe constituée autour de l'animateur du patrimoine est composée d'une vingtaine d'auteurs très impliqués localement : universitaires, historiens et historiens de l'art, architectes, archivistes, conservateurs de musées.

  • Conçue et réalisée entre 1902 et 1908 sur le modèle des maisons nobles de l'île de Délos, (iie siècle av. J.-C.) la villa Kérylos n'est pas une simple reproduction, mais une réinvention de la Grèce antique. Loin du pastiche, il s'agissait pour Théodore Reinach, le commanditaire, et Emmanuel Pontremoli, l'architecte, de créer une oeuvre originale en « pensant grec ». La demeure allie avec subtilité le luxe antique et le confort moderne propre aux villas de la Belle Époque. Conçue comme une oeuvre d'art totale, L'architecte et son commanditaire ont non seulement créé une maison grecque mais ils en ont aussi restitué les meubles, la vaisselle, les tissus, le décor ont été restitué dans le même esprit. La villa Kérylos est l'aboutissement d'une recherche à la fois artistique et intellectuelle.

    Cet album abondamment illustré revient sur l'histoire de cette création originale et permet de découvrir la richesse et la subtilité de ses décors. L'auteur, Adrien Goetz, grand connaisseur de la villa, guide le lecteur dans une visite détaillée, enrichie par sa connaissance intime des lieux.

  • Fondée au Xe siècle, l'abbaye de Cluny fut, durant le Moyen Âge, une capitale spirituelle au rayonnement considérable, son rôle de pacificateur du monde féodal contribuant à l'établissement de la culture européenne.

    Elle compta parmi ses abbés de hautes figures dont Pierre le Vénérable. Bien que démolie en large partie à la Révolution, l'abbaye a conservé des vestiges qui révèlent son gigantisme et sa splendeur passée. Entouré d'un bourg monastique, son site abrite de nombreuses constructions médiévales, un ensemble unique en Europe de sculptures romanes ainsi que de riches témoignages des siècles suivants.

  • À Carcassonne s'est joué en grande partie le destin du Languedoc ; là aussi, et pour la première fois loin de l'Île-de-France, s'est affirmée la puissance des rois capétiens. Garante de la paix entre la France et l'Aragon, la Cité a parfaitement rempli son rôle dissuasif de place forte imprenable. La double enceinte de remparts, le château comtal, la basilique Saint-Nazaire, les rues de la bastide Saint-Louis retracent une histoire qui s'inscrit pleinement dans celle, plus large, de la formation du territoire national. La beauté fonctionnelle des ouvrages militaires, l'architecture et le décor de Saint-Nazaire - les uns et les autres restaurés par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle - valent à la Cité de Carcassonne de compter aujourd'hui au nombre des chefs-d'oeuvre du patrimoine mondial.

  • La Villa Arson à Nice par Serge Gleizes - La Villa séduit par son emplacement idyllique sur les hauteurs de Nice, face à la mer.
    - Ouverte au public, c'est une des adresses d'un tourisme culturel de la ville, hors des sentiers niçois habituels.
    - Labellisé " patrimoine du xxe siècle " en 2000.
    - L'architecte Michel Marot, grand prix de Rome en 1954, a reçu en 1963 le prix de l'Équerre d'argent pour l'église Sainte-Agnès de Fontaine-les-Grès (Aube), classée monument historique en 2010. Il a collaboré avec André Minangoy au projet de Marina Baie des Anges à Nice. Architecte des Bâtiments civils et Palais nationaux, il a eu en charge l'Arc de Triomphe notamment, ainsi que la rénovation des secteurs sauvegardés de Troyes et du Marais à Paris.

    La Villa Arson est la seule institution nationale dédiée à l'art contemporain à réunir un centre d'art et une école supérieure d'art. C'est en outre un des fleurons de l'architecture des années 1970, construit par Michel Marot. Implantée sur la colline Barthélemy, la Villa occupe un vaste domaine de plus de 2 ha dominant Nice et la baie des Anges. Elle enchâsse la villa à l'italienne des Arson (XVIIIe siècle) dans un ensemble architectural peu banal : un métissage entre le minéral et le végétal, aux murs en béton habillés de galets du Var. Un hall monumental dessert le vaisseau principal et se poursuit en une " rue " centrale, ponctuée de patios. Celle-ci dessert l'école d'art, logée sous les terrasses en gradins, sorte de jardins suspendus qui préservent l'emprise au sol et les arbres remarquables admirés par les premiers touristes. Le centre d'art et la résidence d'artistes s'organisent autour de l'ancien jardin d'été ponctué d'oeuvres d'art.

    Journaliste, ancien rédacteur en chef adjoint au magazine AD, Serge Gleizes collabore aux pages déco, architecture et design du mensuel M (Le Monde) et à Ideat.

  • Qui arrive à Jumièges est saisi par les vestiges de l'immense abbatiale bâtie au creux d'une boucle de la Seine au temps de Guillaume le Conquérant. Symboles du rayonnement de l'un des plus anciens et des plus importants monastères d'Occident, ses tours dominent le village et la campagne environnante. Le parc sert d'écrin à ses ruines grandioses : malgré les destructions, cette architecture exceptionnelle renvoie au passé de l'abbaye marqué par la protection des rois, la grandeur de ses abbés, l'intense activité intellectuelle et artistique de ses moines.

  • Sis au coeur de la Touraine, en ce Val de Loire prisé par tant de rois, Azay-le-Rideau fut bâti sous le règne de François Ier par un riche financier soucieux d'asseoir son récent titre de noblesse. Mais les procès engagés par François Ier pour renflouer les caisses de l'État, déciment la grande bourgeoisie d'affaires et Gilles Berthelot, craignant pour sa vie, abandonne le château inachevé et s'enfuit hors du royaume.

    Petit joyau des prémices de la Renaissance française, doté d'un des escaliers les plus innovants et orné d'une dentelle de pierre ciselée, le château se para au cours des siècles et des générations d'une entrée inspirée par celle de Vaux-le-Vicomte et d'un parc à l'anglaise. Ce n'est pourtant qu'au XIXe siècle, après son achèvement par les marquis de Biencourt dans un style néo-Renaissance qu'il acquiert son image du « château de la Loire » idéal.

  • Chef-d'oeuvre de l'architecture du XXe siècle conçu par Robert Mallet-Stevens entre 1929 et 1932, la villa Cavrois a connu une histoire mouvementée jusqu'à sa restauration et son ouverture au public en 2015. Son commanditaire, Paul Cavrois, un industriel du Nord bien établi, désirait faire construire une demeure assez vaste pour accueillir sa famille nombreuse ainsi que le personnel à son service. Sa rencontre avec Robert Mallet-Stevens va orienter son projet vers un objet-manifeste, un paquebot dressé sur les hauteurs de Roubaix, en un contraste saisissant avec les maisons bourgeoises et traditionnelles du voisinage. Mallet-Stevens maîtrise tous les aspects de la conception : la silhouette et la géométrie de la villa, les meubles à la fois simples et luxueux, les matériaux choisis spécifiquement pour chaque pièce - marbres et bois précieux dans les espaces de réception ou carrelages aux couleurs sobres dans les salles de bains et la cuisine -, les dispositifs d'éclairage et jusqu'aux systèmes de chauffage ou de diffusion de la musique dans toute la maison. Occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, vendue par les héritiers au milieu des années 1980, abandonnée, vandalisée, la villa est rachetée en 2001 par l'Etat qui décide d'entreprendre alors sa complète restauration. Les travaux engagés - passés depuis 2012 sous la maîtrise d'ouvrage du Centre des monuments nationaux - n'avaient d'autre objectif que de rendre à cette demeure son lustre originel. Aujourd'hui ouverte à la visite, elle est assurément l'une des plus belles réalisations de Mallet-Stevens, en même temps qu'un jalon essentiel de l'histoire de l'architecture moderne.

  • Histoire tourmentée de la villa Cavrois, de sa construction en 1932 jusqu'à ce qu'elle devienne une propriété de l'Etat, en passant par une période de vandalisme et d'abandon.

  • Située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l'abbaye du Mont-Saint-Michel a été l'un des plus fabuleux chantiers du Moyen Âge. Cette prouesse de l'architecture monastique s'étage sur trois niveaux principaux autour du rocher en granit du Mont. Les cryptes et la nef romanes, le chour gothique et la Merveille constituent un vaste ensemble religieux et artistique dont la beauté est à la mesure de son importance dans la chrétienté. Au pied de l'abbaye, le village aux maisons à colombages se serre à l'intérieur d'une enceinte fortifiée qui a pour particularité d'être bâtie sur du sable ! Emergeant des eaux de la baie, le Mont-Saint-Michel, par son aspect monumental et pittoresque, compte au nombre des sites les plus extraordinaires du patrimoine mondial.

  • Villeneuve-lès-Avignon naît et se développe, au tournant du XIVe siècle, de quelques caprices imprévisibles de l'histoire. Un roi de France vient y fortifier sa frontière. Puis la papauté fixe en Avignon son séjour d'exil. L'imposant dispositif militaire du fort Saint-André, création de Philippe le Bel, et la chartreuse du Val-de-Bénédiction, création d'Innocent VI, scellent le paysage de leurs marques monumentales, témoignant de ce moment où la grande histoire prend pour théâtre les bords du Rhône.

  • Malgré sa trompeuse élégance, nul ne douterait de la vocation militaire originelle de la forteresse de Salses. Tapi au pied des collines des Corbières, au débouché de l'étranglement de la plaine littorale, ce formidable corps fortifié contrôlait le corridor de l'étang de Leucate (ou de Salses), unique passage qu'empruntèrent toujours conquérants et envahisseurs en marche vers l'Hispania. Là, postée en bonne sentinelle de la frontière espagnole, la forteresse dut veiller sans cesse à bloquer l'ennemi du Nord, la France, fonction qu'elle a parfaitement remplie depuis son épreuve du feu en 1503 jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Devenue militairement obsolète après le rattachement du Roussillon à la France en 1659, celle qui fut en son temps l'une des plus grandes forteresses modernes d'Europe devra sa survie à sa masse même qui a gardé secrète, jusqu'aux recherches récentes, l'identité de son constructeur.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

empty